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Fillon: "François Hollande doit se remanier lui-même"

François Fillon donne un discours à Eysines le 6 mars

François Fillon donne un discours à Eysines le 6 mars - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

A propos de la spectaculaire percée du Front national au premier tour des municipales, François Fillon pense que "la République n'est pas en danger".

Le Président "François Hollande doit se remanier lui-même", déclare l'ancien Premier ministre François Fillon (UMP) dans une interview au Figaro. "Les Français ont exprimé avec force leur rejet de la politique conduite depuis deux ans (...). Le deuxième tour doit confirmer ce rejet et surtout conduire le président à sortir enfin de l'ambiguïté. Il y a urgence", estime l'ancien Premier ministre.

Le Président "doit s'engager à geler toutes les hausses d'impôts pour trois ans. Il doit s'engager à baisser les charges des entreprises réellement et durablement, sans contreparties".

"Il doit en profiter pour 'licencier'" les ministres qui interviennent à tort et à travers dans la vie des entreprises, sur leurs choix stratégiques, en multipliant les pressions et les menaces sur des investisseurs décrétés indésirables. Qui investirait dans ces conditions? Oui, le changement d'équipe parait légitime mais nul n'est dupe : le responsable de la crise nationale que nous traversons est d'abord à l'Élysée. Avec 31.000 chômeurs en plus le mois dernier, il est temps que le chef de l'État assume et ose une autre politique", poursuit l'ancien chef du gouvernement.

"Il n'y a pas de 'ni-ni' dans cette élection"

A propos de la spectaculaire percée du Front national au premier tour des municipales, François Fillon pense que "la République n'est pas en danger à cause de l'élection de deux ou trois maires du Front national". Selon lui, le danger vient davantage de "la politique actuelle qui a plongé notre pays dans la dépression économique et civique".

Interrogé sur le bien-fondé de la stratégie de l'UMP du ni-ni (ndlr: pas d'alliance avec le FN ni avec aucune des composantes de la gauche), François Fillon affirme: "Il n'y pas de ni-ni dans cette élection, nulle part les électeurs n'ont le choix entre un candidat du PS et un candidat du FN. (...) Cela ne veut pas dire que dans une élection législative ou à l'élection présidentielle, la question du front républicain ne peut pas se poser. Mais elle n'est pas d'actualité aujourd'hui."

S.A. avec AFP