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Estrosi se serait offert deux nuits dans un hôtel de luxe aux frais des Niçois

Christian Estrosi est au coeur d'une polémique, après deux nuits passées à Paris, facturées plus de 1.000 euros.

Christian Estrosi est au coeur d'une polémique, après deux nuits passées à Paris, facturées plus de 1.000 euros. - -

Le journal Mediapart révèle qu'il s'est offert deux nuits à Paris, en juin dernier, aux frais du contribuable. Le tout pour plus de 1.000 euros. Le député-maire de Nice est régulièrement pointé du doigt pour son train de vie dispendieux.

Christian Estrosi n’aime visiblement pas perdre son temps. Et lorsque le maire de Nice se déplace dans la capitale, mieux vaut que son hôtel ne soit pas trop loin de l’Assemblée nationale.

Sauf que les tarifs pratiqués dans ce quartier huppé de Paris sont assez élevés. Ce qui a conduit l’ancien ministre de l’Industrie à passer deux nuits à l’hôtel Bourgogne&Montana, du 24 au 26 juin, pour la modique somme de 1137,50 euros, révèle le site Mediapart, mardi. Le tout aux frais de la Ville de Nice.

Interrogé par Mediapart, son directeur de cabinet explique, pour sa part, que Christian Estrosi avait deux rendez-vous en sa qualité de maire de Nice, et que son bureau de l’Assemblée - qui dispose d’un coin couchage - n’était donc pas le lieu approprié. Mais il a tout de même participé aux questions au gouvernement le 25 juin.

Train de vie plusieurs fois épinglé

Ce n’est pas la première fois que Christian Estrosi est pointé du doigt pour son train de vie. En 2008, Le Canard enchaîné avait épinglé le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer pour la location d’un jet privé à 138.000 euros, en vue d’un voyage à Washington.

En 2011, alors qu’il n’était plus ministre, l’hebdomadaire satirique révélait également que le maire de Nice utilisait une voiture de fonction de la Ville pour ses déplacements à Paris.

Cette polémique arrive en tout cas au mauvais moment pour l’ancien motard, qui brigue un nouveau mandat sur la Côte d’Azur, et qui a basé son discours sur… la réduction de la dépense publique.

Yann Duvert