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Dati : "le délit de sale gueule contre Jean-François Copé doit s'arrêter"

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Pour, l'ancienne-garde des Sceaux, soutien de Jean-François Copé, l'UMP se "ridiculise" en ayant deux groupes à l'Assemblée nationale.

"On n'a pas intérêt à avoir un groupe dissident à l'UMP, on est ridicule !", a lancé Rachida Dati, soutien de Jean-François Copé dans la course à la présidence de l'UMP, sur BFMTV et RMC, vendredi matin.

"Surenchère"

"C'est irresponsable d'avoir un groupe dissident", a estimé l'ex-ministre de la Justice, réagissant à la création du groupe autonome "Rassemblement-UMP" par François Fillon, il y a deux jours.

Avant d'ajouter que "le délit de sale gueule contre Jean-François Copé, faut que ça s'arrête", en rapport à la guerre qui oppose le député-maire de Meaux à son rival, l'ancien-Premier ministre, depuis le 18 novembre. "Aujourd'hui, Jean-François Copé a été élu président du parti, mais à chaque fois, il est retoqué. C'est de la surenchère".

Quant à savoir si les deux hommes gardent des chances pour la course à la présidentielle de 2017, malgré cet épisode chaotique, Rachida Dati reconnaît qu'ils "se sont beaucoup abîmés".

Pas un "revote", une "nouvelle élection"

La maire du 7ème arrondissement de Paris s'est dite favorable à une "nouvelle élection". "Ça n'est pas un revote, c'est une nouvelle élection. Il faut changer les règles et les statuts", a-t-elle précisé, alors qu'on l'interrogeait sur la possibilité de proposer l'oganisation d'un nouveau vote aux sympathisants UMP qui y sont favorables à 78%, selon un récent sondage.

"Il faut d'abord demander aux militants. Nous souhaitons le référendum", a expliqué Rachida Dati, assurant que [le référendum] avait été "refusé en face".


Adrienne Sigel et Tristan Berteloot