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À Caen, Laurent Wauquiez plaide en faveur d'une Europe de la "civilisation" et de "l'identité"

Laurent Wauquiez à Lyon le 16 mars 2019.

Laurent Wauquiez à Lyon le 16 mars 2019. - ROMAIN LAFABREGUE / AFP

À l'occasion d'une réunion publique à Caen ce mardi soir, le président des Républicains a mis en scène le "rassemblement" avec les Centristes d'Hervé Morin, en présence de Gérard Larcher.

Laurent Wauquiez s'est lancé dans un plaidoyer pour "l'Europe de la civilisation" et de "l'identité" lors d'une réunion publique ce mardi à Caen, au cours de laquelle Les Républicains, avec Gérard Larcher, et les Centristes d'Hervé Morin ont mis en scène leur "rassemblement".

"Quand on vous demande: quelle Europe voulez-vous ? Répondez que l'Europe que nous voulons, c'est celle de l'identité. (...) L'Europe que nous voulons c'est celle de la civilisation", a lancé Laurent Wauquiez devant environ 500 personnes.

L'Europe de "la civilisation" et de "l'identité"

"Quand au lendemain de la Seconde guerre mondiale, sur les ruines des villes détruites, les pères fondateurs de l'Europe décident d'inscrire sur ce drapeau bleu les étoiles de la couronne de la Vierge, ils ont conscience (...) que ce qu'ils font, ça n'est pas d'abord une construction administrative. Ce qu'ils portent d'abord, c'est une démarche de civilisation. C'est un projet de culture et d'identité tout à la fois", a plaidé le patron de LR.

"Une civilisation, c'est d'abord des frontières", a expliqué Laurent Wauquiez, appelant à "tirer les leçons de l'élargissement sans fin" de l'UE. "L'Europe c'est bien sûr aussi cet héritage judéo-chrétien, cette tradition chrétienne qui a fait mûrir petit à petit, pendant des siècles, le sens de la dignité humaine", a de son côté déclaré la tête de liste LR François-Xavier Bellamy. Selon lui, "nous avons fait une grande erreur (...) en refusant de nommer dans les traités européens les racines de notre Europe", 

Wauquiez se dit "totalement dans cette campagne"

Les Républicains tenaient mardi leur meeting de lancement, après voir dû annuler une réunion publique à Nîmes en raison de l'incendie de Notre-Dame.

Parmi les intervenants figuraient le président du Sénat Gérard Larcher, qui avait pourtant marqué publiquement ses réserves à l'égard du choix de François-Xavier Bellamy. "Chacun sait que j'ai pu m'interroger à un moment. Mais que les choses soient claires: je ne suis pas du bout des lèvres dans la campagne, je suis totalement dans cette campagne", a assuré Gérard Larcher.

Le sénateur des Yvelines a ensuite durement attaqué Emmanuel Macron. "Aucune tribune, aucun discours, fût-il à la Sorbonne, ne fera disparaître l'échec de notre politique européenne et la perte d'influence de la France", a-t-il lancé.

Président de la région Normandie et président des Centristes, Hervé Morin a expliqué que l'alliance de son parti avec LR dans cette campagne constituait "la première pierre de l'édifice qui doit nous permettre de construire une alternance". "C'est trop facile d'imputer à l'Europe toutes les faiblesses que nous avons aujourd'hui", a mis en garde M. Morin.

Jeanne Bulant avec AFP