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"Les Outre-mer c'est une affaire de coeur, et du coeur j'en ai", affirme Sébastien Lecornu à son nouveau poste

Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer

Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer - Ludovic Marin-AFP

Il a présenté sa feuille de route, avec parmi ses priorités, la gestion de la crise sanitaire, à Mayotte et en Guyane, ainsi qu'une "relance économique à bâtir, sans précédent".

"Je ne suis pas issu d'un territoire d'Outre-mer, mais les territoires d'outre-mer ce n'est pas une affaire d'identité, c'est une affaire de coeur, et du coeur, j'en ai", a déclaré Sébastien Lecornu en prenant ses fonctions de ministre des Outre-mer.

"Je suis un élu local (...), je sais ce que c'est que l'enracinement, l'attachement à son territoire, à une culture, une histoire, une mémoire, et je mesure dans le poids de ce lieu à quel point cette mémoire est présente. C'est avec beaucoup d'humilité que j'arrive ici", a expliqué Sébastien Lecornu, lors de la passation de pouvoir avec la ministre Annick Girardin, qui prend la tête d'un ministère de la Mer.

Il a présenté sa feuille de route, avec parmi ses priorités, la gestion de la crise sanitaire, à Mayotte et en Guyane, ainsi qu'une "relance économique à bâtir, sans précédent".

"La crise économique que nous vivons doit nous conduire à travailler différemment, faisons de cette crise une opportunité pour penser le développement des territoires d'Outre-mer de manière différente, ne la subissons pas", a-t-il insisté.

Autre priorité, il a souligné que "la plus belle des promesses en matière de transition écologique" était "dans chacun des territoires d'Outre-mer". "Sur une île, un archipel, ou encore en Guyane, on sait à quel point la relation à la forêt, à la mer, la préservation des ressources naturelles, la biodiversité, la gestion des déchets, de l'énergie, de l'eau sont des questions cruciales", a-t-il dit. "Faisons en sorte demain que ces questions soient des opportunités économiques".

Des questions institutionnelles

Il a aussi évoqué les questions institutionnelles "à regarder de près", avec notamment la Nouvelle-Calédonie, qui va voter en octobre pour ou contre son accession à la pleine souveraineté, mais aussi "les questions de décentralisation et de différenciation".

"Je vais beaucoup attendre des élus locaux d'Outre-mer, a-t-il insisté. "Je pense que l'Etat a besoin des collectivités territoriales en Outre-mer, et que les collectivités territoriales en Outre-mer ont besoin de l'Etat", a appuyé le ministre, tendant une "main républicaine" aux élus locaux "pour faire République en Outre-mer".

Devant la presse, il a précisé qu'il se rendrait "sans tarder dans les différents territoires". A l'exception de Mayotte, il les a déjà tous parcourus dans ses précédentes fonctions. Les larmes aux yeux, Annick Girardin a défendu ses trois ans à la tête du ministère, assurant que "jamais les Outre-mer n'ont été oubliés par cette maison".

B.F. avec AFP