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Les etarras présumés arrêtés jeudi ont été transférés à Paris

A Bayonne, jeudi, sur les lieux de l'arrestation du chef militaire présumé de l'ETA. Mikel Kabikoitz Karrera Sarobe, dit "Ata", ainsi que son adjoint présumé et trois autres membres ou proches de l'organisation séparatiste basque arrêtés jeudi au Pays bas

A Bayonne, jeudi, sur les lieux de l'arrestation du chef militaire présumé de l'ETA. Mikel Kabikoitz Karrera Sarobe, dit "Ata", ainsi que son adjoint présumé et trois autres membres ou proches de l'organisation séparatiste basque arrêtés jeudi au Pays bas - -

BORDEAUX - Le chef présumé de l'appareil militaire de l'ETA, son adjoint présumé et trois autres membres ou proches de l'organisation séparatiste...

BORDEAUX (Reuters) - Le chef présumé de l'appareil militaire de l'ETA, son adjoint présumé et trois autres membres ou proches de l'organisation séparatiste basque arrêtés jeudi au Pays basque français ont été transférés samedi à Paris, apprend-on de source policière.

Ils devraient être présentés au parquet antiterroriste de Paris dimanche soir ou lundi matin.

Mikel Kabikoitz Karrera Sarobe, dit "Ata", Arkaitz Aguirregabiria Del Barrio, soupçonné d'avoir participé en mars au meurtre d'un policier français et Maite Aranalde Ijurco, interpellés jeudi à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), ont été transférés dans un avion spécial.

Ils étaient accompagnés de Benoît Aramendi, etarra présumé de nationalité française et son amie Laetitia Chevalier, arrêtés en même temps à Urrugne, village proche de Saint-Jean-de-Luz.

"Ata", âgé de 37 ans, passe pour être le chef militaire de l'ETA depuis l'arrestation, le 28 février en France, d'Ibon Gogeascoechea, son prédécesseur.

Arkaitz Aguirregabiria Del Barrio est présenté par la police comme l'homme ayant abattu le 17 mars en Seine-et-Marne Jean-Serge Nérin, 52 ans, premier policier français victime de l'ETA.

Le coup de filet de jeudi a été organisé dans le cadre d'une enquête menée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), en coordination avec la Garde civile et les services du renseignement espagnols.

Les autorités françaises et espagnoles ont arrêté plusieurs membres haut placés de l'ETA depuis 2008.

L'organisation, qui a fait plus de 850 morts depuis la fin des années 1960, a été affaiblie par cette série d'arrestations. Plusieurs centaines d'etarras sont en prison en France.

Claude Canellas, édité par Clément Guillou