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L'absence d'un secrétariat d'Etat dédié à la cause animale critiquée par les associations

Animaux en cage à la SPA (illustration)

Animaux en cage à la SPA (illustration) - Joël Saget - AFP

Plusieurs associations reprochent au gouvernement d'avoir ignoré cette préoccupation grandissante de la population française.

Les organisations de défense de la cause animale ont déploré lundi unanimement qu'un secrétariat d'Etat n'ait pas été dédié à leur cause, reprochant au gouvernement Castex de n'avoir pas su entendre une demande croissante de la population française.

Pour la Société protectrice des animaux (SPA), "cette posture va à l'encontre du vaste mouvement de prise de conscience citoyenne", mais "nous gardons espoir qu'à tout le moins, un Haut commissaire puisse encore être nommé à cette fonction".

Un secrétariat d'État à la biodiversité critiqué

"Nous poursuivrons notre mobilisation avec le référendum d'initiative partagée pour les animaux", annonce L214, ONG bien connue pour ses enquêtes filmées dénonçant les conditions d'élevage et d'abattage des animaux.

"Seule une secrétaire d'État à la biodiversité est nommé -Bérangère Abba-, dont le périmètre ne portera pas sur les souffrances des animaux utilisés dans la production alimentaire, utilisés pour divertir ou ceux détenus dans les laboratoires", regrette L214.

"Le gouvernement ne veut pas agir pour les animaux et le montre, encore, avec la nomination de Bérangère Abba, elle qui, alors députée, n'a jamais caché son intérêt et sa bienveillance pour la chasse et les chasseurs", déplore la Fondation Brigitte Bardot.

"Il y a une véritable urgence à soutenir ce secteur"

Un secrétariat d'État, "attendu depuis des années, aurait été une reconnaissance de l'attente de nos très nombreux concitoyens. Nous espérons cependant que l'exécutif entendra nos demandes, car secrétariat d'État ou pas, il y a une véritable urgence à soutenir ce secteur", a réagi l'association Ethics For Animals

Paris Animaux Zoopolis réclame un référendum, dénonçant un gouvernement qui "se coupe un peu plus de la population", alors que "les images d'animaux torturés sont de plus en plus nombreuses (cirques, chasse, laboratoires...) et que les attentes sont abyssales en matière de lutte contre la souffrance animale".

H.G. avec AFP