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Le Rassemblement national au bord de la faillite?

Marine Le Pen à l'Assemblée nationale

Marine Le Pen à l'Assemblée nationale - GERARD JULIEN / AFP

Le Rassemblement national connaît de grandes difficultés financières à l'approche des élections européennes de 2019.

600.000 euros collectés auprès des militants ne suffisent pas au parti qui se disait encore le "premier de France" pour se renflouer. Handicapé par la baisse du nombre d'adhérents et la saisie de deux millions d’euros, ordonnée dans l’enquête sur les assistants présumés fictifs au Parlement européen, le Rassemblement national connaît une rentrée calamiteuse sur le plan financier.

Au point - fâcheux alors que se profilent les élections européennes de 2019 - que certaines permanences locales doivent mettre la clef sous la porte. "On préfère enlever des charges fixes, qui risquent de plomber les comptes de la fédération", explique sur notre antenne le trésorier de la fédération du Rassemblement national des Vosges, Pierre François.

Si le trésorier de RN, Wallerrand de Saint-Just, concède que les fonds collectés permettent seulement au parti de "fonctionner a minima", les lieutenants de Marine Le Pen ne s'avouent pas vaincus, et mettent en cause une institution judiciaire selon eux politisée. "Je suis confiant, et je crois que nous parviendrons tout de même à mener cette campagne européenne", espère le porte-parole du RN Jordan Bardella.

"Puisqu’on n’arrive pas à nous battre dans les urnes, on essaie de nous faire plier à travers toute une série de comportements qui ne sont pas loyaux, qui ne sont pas politiques", accuse pour sa part le député du Nord Sébastien Chenu. "La confiscation de notre subvention publique, qui est due aux voix que nous avons reçues, est un scandale démocratique. Nous ne sommes condamnés à rien, c’est une décision politicienne de magistrats engagés à l’extrême gauche, qui ont souhaité faire ce mauvais coup au Rassemblement national."

Et de prévenir: "Nous n’allons pas nous laisser assassiner."

Louis Nadau