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Le PS pour la reconnaissance d'un Etat palestinien

Elisabeth Guigou, ici à l'Elysée le 6 juin 2014, a rédigé le texte proposé par le PS sur la reconnaissance de la Palestine.

Elisabeth Guigou, ici à l'Elysée le 6 juin 2014, a rédigé le texte proposé par le PS sur la reconnaissance de la Palestine. - Fred Dufour - AFP

Porté par Elisabeth Guigou, le texte pourrait être voté dans les prochaines semaines à l'Assemblée. Mais il ne vaudrait pas reconnaissance de l'Etat palestinien par le gouvernement.

Après la Suède, la France sera-t-elle le prochain pays européen à reconnaître l'Etat palestinien? Les députés socialistes, emmenés par la présidente de la commission des Affaires étrangères, Elisabeth Guigou, travaillent à une proposition de résolution pour inciter le gouvernement à prendre cette décision.

Dans une version provisoire de ce texte, débattue mardi par le groupe socialiste, "l'Assemblée invite le gouvernement français à faire de la reconnaissance de l'Etat de Palestine un instrument pour obtenir un règlement définitif du conflit".

Un vote uniquement symbolique?

Une réunion sur cette proposition est prévue mercredi en fin d'après-midi au Quai d'Orsay autour de Laurent Fabius et en présence de sénateurs socialistes qui réfléchissent à une démarche similaire. Le vote de l'Assemblée ou du Sénat ne vaudrait pas reconnaissance par le gouvernement, mais il serait forcément très symbolique après celui du Parlement britannique mi-octobre.

La France reconnaîtra l'État palestinien "le moment venu", mais cette décision doit être "utile à la paix" et non pas seulement "symbolique", avait déclaré mi-octobre le chef de la diplomatie Laurent Fabius.

"Une affaire de semaines"

"L'objectif de Bruno Le Roux (chef de file des députés PS, ndlr) est d'avoir un texte finalisé mardi prochain pour la prochaine réunion du groupe socialiste", selon son entourage. En cas d'accord, le texte pourrait être rapidement déposé à l'Assemblée. "C'est une affaire de semaines", selon Michel Issindou, président du groupe d'amitié France-Palestine à l'Assemblée.

La grande majorité du groupe socialiste est "convaincue que c'est le bon moment d'agir" alors que le processus de paix est dans l'impasse, explique-t-il. Seuls quelques députés, comme Armand Jung, président du groupe d'amitié France-Israël, ont fait part de leurs réserves.

A. K. avec AFP