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Le PS du Pas-de-Calais de nouveau sur la sellette

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PARIS (Reuters) - L'UMP et le Front national dénoncent le silence du Parti socialiste sur les nouvelles accusations de l'ancien maire PS...

PARIS (Reuters) - L'UMP et le Front national dénoncent le silence du Parti socialiste sur les nouvelles accusations de l'ancien maire PS d'Hénin-Beaumont visant un supposé système de financement frauduleux du parti dans le Pas-de-Calais.

Dans un livre, "Rose Mafia", qui doit paraître jeudi, Gérard Dalongeville réitère de précédentes déclarations à la justice qui avaient déjà semé le trouble au PS à l'automne dernier et visent plusieurs barons socialistes de la région.

Il met en cause plusieurs personnes, dit-on dans son entourage. Il a prévu une conférence de presse jeudi chez son éditeur parisien, Jacob-Duvernet, a-t-on appris chez ce dernier.

Gérard Dalongeville, écroué en 2009 pendant huit mois pour détournement de fonds, notamment, ne veut pas tomber seul et prend aujourd'hui des accents de justicier, selon l'Express.fr, qui évoque un "livre thérapie".

Cet ouvrage tombe à un mauvais moment pour le candidat socialiste François Hollande, alors que Marine Le Pen, la candidate du Front national, avait déjà réclamé une "opération mains propres" sur sa terre électorale du Pas-de-Calais.

Steeve Briois, secrétaire général du FN et conseiller municipal d'Hénin-Beaumont a rappelé dimanche que François Hollande s'était rendu en 2008 dans l'ex-ville minière pour soutenir la campagne municipale de Gérard Dalongeville.

"François Hollande, c'est celui qui a fermé les yeux sur la corruption à Hénin-Beaumont", a-t-il dit devant des cadres du parti et des journalistes.

L'UMP MONTE AU CRÉNEAU

L'UMP fait pour sa part le lien avec la mise en examen, à l'autre bout de la France, d'un autre notable PS, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, et avec "les dysfonctionnements" de la fédération de l'Hérault

Jean-Noël Guérini a été mis en examen le 8 septembre pour association de malfaiteurs, prise illégale d'intérêt et trafic d'influence dans des dossiers de marchés publics.

"François Hollande doit sortir du silence assourdissant dans lequel il s'est réfugié depuis l'affaire des mises en examen (...) dans le fonctionnement de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône", écrit Bruno Beschizza.

Pour le secrétaire national de l'UMP, "ces trois affaires judiciaires graves ont un point en commun: François Hollande était encore premier secrétaire du PS quand certains délits ont été commis."

Dans le Pas-de-Calais, Jean-Pierre Kucheida, 69 ans, inamovible député-maire de Liévin depuis 1981, est au centre des accusations de Gérard Dalongeville.

L'ancien-maire d'Hénin-Beaumont décrit les méandres d'un système destiné à financer son parti par le biais d'entreprises "vaches à lait" et même du parc de logements des Houillères, un trésor de 2,4 milliards d'euros épinglé par la chambre régionale des comptes.

Jean-Pierre Kucheida avait qualifié à l'automne de "fantasmes" les déclarations de son ancien protégé mais le parquet a néanmoins ouvert quatre enquêtes préliminaires.

Gérard Bon, avec Thierry Lévêque, édité par Patrick Vignal