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Le gouvernement vise 2% de déficit en 2014

Le déficit budgétaire de la France devrait être ramené à 2% si le pays veut renouer avec l'équilibre en 2016, objectif affiché du gouvernement, a déclaré mercredi le ministre du Budget François Baroin. /Photo d'archives/REUTERS/Peter Macdiarmid

Le déficit budgétaire de la France devrait être ramené à 2% si le pays veut renouer avec l'équilibre en 2016, objectif affiché du gouvernement, a déclaré mercredi le ministre du Budget François Baroin. /Photo d'archives/REUTERS/Peter Macdiarmid - -

PARIS (Reuters) - Le déficit budgétaire de la France devrait être ramené à 2% si le pays veut renouer avec l'équilibre en 2016, objectif affiché du...

PARIS (Reuters) - Le déficit budgétaire de la France devrait être ramené à 2% si le pays veut renouer avec l'équilibre en 2016, objectif affiché du gouvernement, a déclaré mercredi le ministre du Budget François Baroin.

La France s'est engagée devant ses partenaires européens à mener à partir de 2011 un effort conséquent de redressement de ses finances afin de ramener son déficit à 3% du Produit intérieur brut d'ici 2013, soit une réduction de 100 milliards d'euros en trois ans.

"On voulait être à 3% de déficit par rapport à la richesse nationale en 2013. Si nous souhaitons aller au-delà, 2% en 2014 - les Allemands ont par exemple fixé à 0,3% c'est un équilibre budgétaire pour 2016 -, on a un chemin un plus long à parcourir mais nous devons être sur cette tendance-là", a dit François Baroin mercredi sur Canal+.

Le Premier ministre François Fillon avait déjà évoqué cet objectif d'équilibre à l'horizon 2016 en fin d'année dernière.

Dans le cadre de ces efforts, François Fillon a promis mardi une réduction d'au moins 12,5 milliards d'euros des niches fiscales en 2012 après un effort de 10 milliards en 2011.

Le gouvernement entend notamment revenir sur l'avantage accordé aux couples l'année de leur mariage ou de leur union civile, durant laquelle ils remplissent trois déclarations de revenus, mais de nombreuses voix se sont élevées, y compris dans la majorité, pour contester cette décision.

"Un acquis fiscal, ce n'est pas un acquis social et ce n'est pas un élément de la politique familiale", a répondu François Baroin.

"Je rappelle que c'est 500 millions, globalement, que c'est un million de déclarations en moins, et que nous devons trouver des économies. Je ne crois pas que ce soit injuste (...), ce sont ceux qui ont le plus de moyens qui bénéficient en général de cet avantage-là", a-t-il ajouté.

Grégory Blachier, édité par Guy Kerivel