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Le député François Ruffin reprend une version revisitée de La Marseillaise avec un groupe punk

Résolument engagée, cette version a pour vocation d'être reprise "pour en faire un chant de lutte", fait savoir le député France insoumise.

Habitué des coups d’éclat engagés, le député de la Somme affilié à la France insoumise François Ruffin a de nouveau frappé un grand coup. Ce jeudi en fin de matinée, le réalisateur de Merci Patron! a publié, à quelques jours du 14-Juillet, une vidéo nommée Ma Marseillaise sur son compte Twitter.

En compagnie du groupe punk La Horde, il participe, en guise de frontman, à une version revisitée de l’hymne national. "Allons enfants de nos pays, le jour d’espoir est arrivé", peut-on entendre en guise d’introduction, sur un rythme résolument punk. Au fil des paroles, François Ruffin prend position et n’hésite pas à égratigner ses compagnons de l'Assemblée nationale ainsi que certains travers de la société actuelle.

"Les voyez-vous à la télé ces milliardaires, ces PDG, tout juste bons à radoter. Travaillez plus pour gagner plus, consommer plus et produire plus, il faut bien vendre pour acheter et exporter pour importer", chante-t-il ensuite.

"Un chant de lutte pour aujourd'hui"

Contacté par Les Inrocks, le député se défend pourtant de toute volonté de provocation ni de réappropriation. "Je ne porte ni crête ni perfecto, mais il semble qu’il règne un tel conformisme qu’il suffit de faire un pas de côté pour être considéré comme punk".

Au cours de l’entretien, François Ruffin souligne également que cette version doit être reprise par les mouvements sociaux français. "Je considère que c’est un symbole qu’on ne doit pas laisser au FN. Je l’ai donc adapté pour en faire un chant de lutte pour aujourd’hui.”

En guise de conclusion, François Ruffin admet toutefois que sa disposition au chant, pas toujours juste dans ce morceau, a pu poser problème. "J'ai toujours rêvé d'être Brel, mais au collège j’avais toujours zéro en musique, la prof pensait même que je faisais exprès de chanter aussi mal pour me moquer d’elle".
Hugo Septier