BFMTV

Le cafouillage de Marine Le Pen à l'Assemblée nationale

Ce lundi, lors d'une séance à l'Assemblée nationale, la députée frontiste élue dans le Pas-de-Calais s'est emmêlée les pinceaux au moment de présenter un amendement.

Moment de solitude ce lundi pour Marine Le Pen. Lors d'une séance largement dépeuplée dans les gradins de l'Hémicycle, l'Assemblée nationale examinait les amendements relatifs à un article du projet de loi portant réforme du droit des contrats, du régime général et de la preuve des obligations. La vice-présidente Carole Bureau-Bonnard s'est bientôt tournée vers Marine Le Pen, afin que la députée élue dans le Pas-de-Calais présente son amendement. La sollicitation a visiblement pris de court la présidente du Front national. 

"Ce n'est pas celui-là?"

"Attendez, je suis perdue dans mes articles... Pour le coup, c’est moi", a-t-elle d'abord concédé, ponctuant un moment de flottement. Retrouvant bientôt sa contenance, Marine Le Pen s'est alors lancée dans la lecture de ce qu'elle croyait être l'amendement en question:

"Les contrats légalement formés tiennent lieu de lois à ceux qui les ont faits. C’est un principe fondateur de notre droit des contrats qui risque, à notre avis, d’être mise à mal par la présente réforme que vous nous demandez d’adopter. En effet, le présent article opère une petite révolution dans le droit des contrats français, il consacre la reconnaissance dans notre législation de ce que l’on appelle la théorie de l’imprévision. La jurisprudence n’a jamais reconnu jusqu’à présent l’obligation pour les parties ou pour le juge d’ailleurs de réviser le contrat en cas de…"

A ce point-là de sa tirade, elle a été interrompue par la vice-présidente. "Ce n’est pas celui-là?" s'est étonnée Marine Le Pen, avant de replonger dans ses documents. Parvenant bientôt à saisir le sujet de la discussion qui occupait ses collègues avant son intervention, elle s'est écriée. "Ah oui, c’est sur l’erreur de droit! Décidément, on va y arriver..." a-t-elle lâché, soulagée. 

Robin Verner