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La question du départ de MAM ne se pose pas, dit Baroin

François Baroin, porte-parole du gouvernement, a affirmé mercredi que la question d'une démission de Michèle Alliot-Marie, au coeur d'une polémique sur ses vacances tunisiennes de fin d'année, n'était pas d'actualité. /Photo prise le 21 février 2011/REUTE

François Baroin, porte-parole du gouvernement, a affirmé mercredi que la question d'une démission de Michèle Alliot-Marie, au coeur d'une polémique sur ses vacances tunisiennes de fin d'année, n'était pas d'actualité. /Photo prise le 21 février 2011/REUTE - -

PARIS (Reuters) - La question d'une démission de Michèle Alliot-Marie, au coeur d'une polémique sur ses vacances tunisiennes de fin d'année,...

PARIS (Reuters) - La question d'une démission de Michèle Alliot-Marie, au coeur d'une polémique sur ses vacances tunisiennes de fin d'année, n'est pas d'actualité, a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement français.

"Il y en a un qui décide, c'est le président de la République. Et lorsqu'il accorde sa confiance, ce qui est le cas à l'égard de la ministre des Affaires étrangères, il l'accorde pleinement et entièrement", a dit François Baroin.

"Donc cette question ne se pose pas", a-t-il ajouté lors du compte rendu du conseil des ministres. "Elle fait son métier, elle fait son travail, elle agit."

Michèle Alliot-Marie n'a pas fait partie ces derniers jours de la première délégation ministérielle française à aller en Tunisie depuis la chute du président tunisien Zine ben Ali le 14 janvier, à l'issue d'un mois d'émeutes populaires.

Ce sont la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et son collègue des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, qui ont pris contact avec les nouvelles autorités.

C'est également Laurent Wauquiez qui a fait mercredi matin pour la presse, dans la cour de l'Elysée, à l'issue du conseil des ministres, une explication de texte sur une déclaration du chef de l'Etat à propos de la crise libyenne, en l'absence de la ministre des Affaires étrangères.

"Mme Alliot-Marie était au Brésil, un pays immense, puissance considérable, puissance d'avenir, désormais associée pleinement et entièrement aux affaires du monde", a expliqué François Baroin.

"Pour le reste, il y a une méthode, il y a un calendrier de travail et il n'est pas douteux une seconde que la ministre des Affaires étrangères aura à se rendre un peu partout dans le monde, y compris en Tunisie", a ajouté le porte-parole du gouvernement.

"FRÉMISSEMENTS" DE CAMPAGNE

L'opposition de gauche réclame la démission de Michèle Alliot-Marie, qui a utilisé par deux fois le jet privé d'un homme d'affaires proche du président déchu Zine ben Ali pendant les émeutes et dont les parents ont acheté au même Aziz Miled des parts d'une société immobilière en Tunisie.

Au sein même de la majorité, nombre d'élus ne la jugent plus crédible comme chef de la diplomatie et estiment qu'elle sera remplacée après les élections cantonales de mars.

Interrogé mercredi sur la question, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé a déclaré qu'il s'agissait aujourd'hui de commencer "à construire des relations franco-tunisiennes de demain, de l'avenir (...) pas d'être simplement dans la logique de jeter encore des anathèmes".

"Michèle Alliot-Marie conduit notre diplomatie, c'est à elle de le faire. Il y a eu effectivement des épisodes malheureux, il faut les surmonter impérativement", a-t-il dit à la presse.

François Baroin veut pour sa part voir dans la polémique sur ses vacances tunisiennes pendant le soulèvement contre Zine ben Ali "le début des frémissements d'une campagne présidentielle qui démarre certainement un peu vite".

"Cette équipe gouvernementale travaille, elle est solidaire, elle agit, elle remplit ses missions", a-t-il poursuivi.

"Nous souhaitons que ce soit une année utile. Nous ne souhaitons pas être les otages des positions de plus en plus politiciennes, tantôt animées par des représentants du Parti socialiste à visage découvert, tantôt animées par d'autres acteurs dans la grande lâcheté du silence obscur où on ne voit aucun visage", a-t-il ajouté.

Il faisait allusion, concernant ce dernier point, à un réquisitoire contre la politique étrangère de Nicolas Sarkozy publié mardi dans Le Monde par un groupe de diplomates actifs ou en retraite sous la signature collective de Marly.

Emmanuel Jarry, avec Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse