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La majorité reçue par Macron à l'Élysée mardi soir: les députés dissidents ont aussi été conviés

Emmanuel Macron à l'Élysée le 15 janvier dernier.

Emmanuel Macron à l'Élysée le 15 janvier dernier. - Ludovic Marin / AFP

INFO BFMTV - La réception se tient ce mardi, alors que la majorité traverse une crise, après le rejet d'une proposition de loi visant à allonger le congé d'un parent qui vient de perdre un enfant mineur.

Une réception pour apaiser les esprits. C'est l'idée de l'invitation lancée par l'Élysée mardi soir. Emmanuel Macron recevra non seulement les 301 députés La République en marche (LaREM) et MoDem ainsi que leurs alliés du groupe Agir-Les Constructifs, mais également les députés qui ne sont plus membres de LaREM, partis de leur propre chef ou exclus. Un carton à en-tête de la présidence de la République leur a été envoyé.

Certains, qui ont quitté le groupe LaREM et ne se considèrent plus comme "parlementaires de la majorité" ont d'ailleurs cru à une erreur due à des fichiers non mis à jour.

"Tous les députés de 2017" ont été invités, fait savoir à BFMTV une source au sein du groupe LaREM. Parmi eux, Matthieu Orphelin et Cédric Villani, mais l'entourage du candidat dissident à la mairie de Paris indique décliner l'offre, officiellement pour cause de réunion publique.

Opération "calinothérapie"?

Avec ces invitations, le chef de l'État voudrait "rappeler à ces députés (dissidents, NDLR) leur histoire commune", au-delà des divergences qui ont pu survenir. Avec en filigrane le message que la porte n'est peut-être pas complètement fermée pour ceux qui voudraient revenir.

"Je suis invitée mais je n'irai pas. Je ne comprends pas le format. Je ne vois pas l'intérêt. Dommage qu'il n'ait pas profité de l'occasion pour chercher à comprendre, plutôt qu'une grand-messe avec les courtisans habituels qui vont se jeter sur lui pour s'approprier le peu de temps qu'on aura. Même s'il donnait deux minutes de son temps à chacun, ce n'est pas possible. Ça va encore être à sens unique", déplore auprès de BFMTV une députée qui a récemment quitté le groupe LaREM.

Période de turbulences

La majorité présidentielle traverse une période difficile, qui s'est cristallisée jeudi 30 janvier. Ce jour-là dans l'Hémicycle, les députés ont refusé, incités par Muriel Pénicaud, de voter une proposition de loi allongeant de cinq à douze jours le congé d'un parent venant de perdre un enfant mineur.

Le vote a provoqué un tollé au sein de l'opposition et dans l'opinion publique. La polémique a été telle que deux jours après, samedi 1er février, l'Élysée faisait savoir qu'Emmanuel Macron appelait les députés à "faire preuve d'humanité", prélude à une volte-face quelques heures plus tard du gouvernement, qui a admis "une erreur".

Camille Langlade avec Clarisse Martin