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La loi Travail adoptée, ses opposants fourbissent leurs armes

Le gouvernement aura réussi à faire passer sa loi Travail malgré 5 mois de contestations. Mais la bataille est loin d'être terminée. Des parlementaires comptent maintenant sur le Conseil constitutionnel. Les syndicats préparent la rentrée sociale. Et Nuit debout n'est pas encore couché.

Le projet de loi travail a été considéré comme définitivement adopté par le Parlement jeudi, faute de dépôt d'une motion de censure 24 heures après un ultime recours au 49-3 mercredi. Mais après cinq mois de contestation et trois 49-3, les parlementaires n'ont pas dit leur dernier mot.

60 sénateurs LR ont saisi le Conseil constitutionnel après l'adoption du texte. Elle porte sur l'article 64 qui institue la mise en place, par accord, d’une instance de dialogue social placée auprès du franchiseur dans les réseaux de franchise de plus de 300 salariés.

40 députés de gauche sont dans la même démarche pointant "de graves négligences en matière de dialogue social et de respect du rôle du Parlement".

Reprise des mobilisations à la rentrée

Dans la rue, la contestation n'est officiellement pas terminée, malgré une pause estivale après douze journées de manifestations entre le 9 mars et le 5 juillet. Les syndicats opposés au texte, CGT et FO en tête, promettent de reprendre la mobilisation le 15 septembre.

En attendant, seules des actions locales sont menées comme des opérations de péage gratuit et les syndicats invitent à envoyer une carte postale à François Hollande.

"Nous sommes déterminés à continuer à agir contre cette loi dont la majorité des salariés et des Français ne veulent pas", assure à BFMTV Sophie Binet, de la CGT.

En tête de la fronde contre la loi, Nuit Debout n'a pas dit son dernier mot. Même s'ils ne sont plus qu'une poignée à se réunir sur les places, la mobilisation se poursuit sur les réseaux sociaux.

Le mouvement avait réussi à mobiliser une trentaine de députés pour porter une motion de censure contre le gouvernement jeudi. Et ils promettent d'être de retour dans la rue à la rentrée.

K. L.