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La gauche boycottera la conférence des présidents de l'Assemblée

Les députés de l'opposition vont boycotter les instances dirigeantes de l'Assemblée nationale pour protester contre la décision du président de l'institution d'abréger le débat sur la réforme des retraites. /Photo d'archives/REUTERS

Les députés de l'opposition vont boycotter les instances dirigeantes de l'Assemblée nationale pour protester contre la décision du président de l'institution d'abréger le débat sur la réforme des retraites. /Photo d'archives/REUTERS - -

PARIS (Reuters) - Les députés de l'opposition vont boycotter les instances dirigeantes de l'Assemblée nationale pour protester contre la décision...

PARIS (Reuters) - Les députés de l'opposition vont boycotter les instances dirigeantes de l'Assemblée nationale pour protester contre la décision du président de l'institution d'abréger le débat sur la réforme des retraites.

Le président de l'Assemblée, l'UMP Bernard Accoyer, avait ulcéré les députés socialistes et communistes mercredi dernier en refusant d'accepter de nouvelles explications de vote qui auraient empêché le vote de la réforme le même jour.

En représailles, les socialistes avaient boycotté mercredi et jeudi derniers les travaux de l'Assemblée et les présidences de séance pour protester, avaient-il dit, contre "ce putsch".

Le porte-parole des députés PC et apparentés, Roland Muzeau, a proposé mardi à ses collègues PS et Verts de boycotter les instances de l'Assemblée, notamment la Conférence des présidents qui se réunit chaque semaine pour arrêter l'ordre du jour.

Le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, a dit mercredi accepter cette proposition.

"Oui nous allons boycotter la Conférence des présidents. Nous n'y reviendrons que quand il y aura eu une discussion sérieuse sur la manière de traiter les députés de l'opposition et les non inscrits", a-t-il déclaré par téléphone à Reuters.

"Mais nous irons en séance et en commission car nous ne voulons pas faire la grève de notre mandat qui nous a été confié par les Français", a poursuivi le "patron" du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC).

Ce boycott - une première - de la Conférence des présidents et du bureau de l'Assemblée ne paralyserait pas le fonctionnement de l'institution mais pourrait gêner le bon déroulement de ses travaux.

Emile Picy, édité par Yves Clarisse