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"La France en 2025": l'opposition raille la rentrée gouvernementale

Manuel Valls et Christiane Taubira ont mis lundi leurs désaccords de côté devant les caméras.

Manuel Valls et Christiane Taubira ont mis lundi leurs désaccords de côté devant les caméras. - -

Le gouvernement Ayrault s'est réuni lundi à l'occasion d'un séminaire sur "La France en 2025". Un travail de prospective qui a fait réagir une partie de l'opposition politique.

Le gouvernement a entamé sa rentrée politique lundi, à l'occasion d'un séminaire sur "la France en 2025", durant lequel chaque ministre a pu livrer sa vision du pays à l'horizon de ces douze prochaines années.

Le chef du gouvernement a indiqué que "cinq enjeux essentiels" ont été identifiés, parmi lesquels "la réforme de notre modèle social" qui "a permis d'amortir la crise, mais connait des problèmes de financement", ou encore "les mutations de la société française" alors que "le modèle républicain du vivre ensemble, de l'intégration est parfois à la peine".

Un travail de prospective sur lequel planche justement la commission Innovation 2030, dirigée par Anne Lauvergeon. Sur BFMTV, l'ancienne présidente d'Areva a insisté sur "l'importance de faire des choix stratégiques". "Je crois que nous avons fait trop de dispersion et de zapping ces dernières années. Il faut concentrer les efforts, faire des choix stratégiques, et s'y tenir, c'est ce que font tous nos grands concurrents internationaux."

Un séminaire "surréaliste"

Ce séminaire n'a pas manqué de faire réagir l'opposition politique. Sur BFMTV, Florian Philippot, vice-président du Front national, a exprimé ses propres voeux pour la France de 2025. "Tout ce que je peux souhaiter, c'est que la France ne soit plus dirigée ni par l'UMP, ni par le PS, parce que leurs résultats sont absolument désastreux depuis des années."

Le vice-président de l'UMP Laurent Wauquiez, lui, a dénoncé dimanche le caractère "surréaliste" de ce séminaire gouvernemental au vu des "difficultés actuelles". "Ils devraient plutôt se pencher sur comment éviter les hausses d'impôts. C'est le thème de la rentrée. Les classes moyennes en ont assez de payer l'addition des fausses promesses de François Hollande", a taclé l'ancien ministre.

Quant à Éric Ciotti, le député UMP des Alpes-Maritimes, il a dénoncé lundi dans Le Figaro "une grosse ficelle de communication". "La France des socialistes, c'est celle de 1925 plutôt que celle de 2025."

Alexandra Gonzalez