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La dette de Paris continue de grimper, la mairie se justifie

Hôtel de Ville de Paris

Hôtel de Ville de Paris - AFP

Depuis 2010, la dette contractée par la Ville de Paris a augmenté de plus de 3 milliards d'euros. La municipalité justifie le recours à l'emprunt et tient à son engagement de ne pas augmenter les impôts des Parisiens.

La courbe de la dette ne cesse de grimper à Paris. Au 31 décembre 2017, la capitale enregistrait une dette de 5,5 milliards d'euros. Selon les chiffres de la mairie, la dette qui s'établissait à 2,4 milliards en 2010 a donc grimpé de plus de 3 milliards d'euros en sept ans et de près de 2 milliards depuis le début de la mandature d'Anne Hidalgo en 2014. Ce chiffre devrait continuer à grimper et atteindre 6 milliards d'euros d'ici la fin de l'année, d'après le budget prévisionnel de la Ville.

Dette Paris
Dette Paris © Mairie de Paris

Un endettement "soutenable" et "responsable"

Dans Le Parisien, l'exécutif municipal se justifie ce lundi.

"C'est sain et tout à fait soutenable de recourir à l'endettement, et même responsable compte tenu de la faiblesse des taux d'emprunt", estime Emmanuel Grégoire, adjoint en charge du budget à la mairie de Paris.

Alors que le budget total de la Ville s'élève à 9,5 milliards d'euros, il juge la dette de 5,5 milliards raisonnable et explique son augmentation par un "programme de mandature très ambitieux" partagé entre le renforcement du service public, le logement social et la transition écologique.

Ramenée par habitant, la dette parisienne serait inférieure à celle d'autres grandes villes lorsqu'elle est combinée à celles des communautés urbaines et départements correspondants (Paris est à la fois ville et département).

"Paris a un niveau de dette par habitant de moins de 2.300 euros, là où Marseille est à plus de 3.700 euros par habitant, Bordeaux à plus de 2.600 euros ou Lille à près de 3.800 euros", ajoute l'adjoint au budget.

"Les impôts de demain flambent"

Lors du vote du budget en décembre dernier, le groupe Les Républicains au Conseil de Paris dénonçait de son côté un budget "hors de contrôle". "Les recettes d'impôts et de tarifs, sont toujours plus élevées pourtant la dette, c'est à dire les impôts de demain flambent", soulignaient-ils. 

Engagée à ne pas augmenter les impôts, la municipalité souhaite poursuivre en ce sens. "Aujourd'hui, ce serait absurde de ponctionner les Parisiens par l'impôt pour réduire un recours à l'endettement alors que les taux sont si favorables", juge Emmanuel Grégoire.

C. B