BFMTV

L'UMP prie le PS de s'expliquer sur un accord présumé avec le FN

BFMTV

PARIS (Reuters) - L'UMP a pressé mercredi le Parti socialiste de s'expliquer sur un accord présumé entre des élus du PS et le Front national pour...

PARIS (Reuters) - L'UMP a pressé mercredi le Parti socialiste de s'expliquer sur un accord présumé entre des élus du PS et le Front national pour faire élire Marion Maréchal-Le Pen dans la 3e circonscription du Vaucluse en juin 2012 lors des élections législatives.

Selon L'Express.fr, la candidate socialiste Catherine Arkilovitch, arrivée au premier tour en troisième position dans cette circonscription, s'était maintenue au second tour malgré une injonction contraire de Martine Aubry, alors première secrétaire du PS, sous la pression du président PS du conseil général du Vaucluse, Claude Haut.

Marion Maréchal-Le Pen, nièce de la présidente du FN Marine Le Pen, a été élue députée le 17 juin 2012 avec 42,09% des voix contre 35,8% au candidat UMP Jean-Michel Ferrand et 22,08% à Catherine Arkilovitch.

Des élus socialistes "repentis" se seraient ouverts à la direction du PS de tractations locales.

D'après l'hebdomadaire, "il y aurait eu échange de bons procédés" entre FN et PS: "le maintien de la socialiste dans la circonscription de Marion Maréchal-Le Pen contre le maintien de la candidate FN dans la circonscription voisine, la 5e du Vaucluse, où le socialiste Jean-François Lovisolo avait besoin de la présence du FN au second tour pour l'emporter face à l'UMP".

"A l'heure où la parole semble vouloir se libérer et où la vérité éclate, il devient plus que nécessaire que le PS toujours prompt à donner des leçons de morale s'explique sur son arrière-cuisine et ses alliances avec les extrêmes", déclare dans un communiqué Valérie Debord, déléguée générale adjointe de l'UMP.

Le député UMP du Nord, Sébastien Huyghe, estime pour sa part dans un communiqué que "les masques tombent" alors qu'Harlem Désir "multiplie les provocations pour accuser l'UMP de connivence avec l'extrême droite".

"Cette situation démontre que rien n'a changé au Parti socialiste depuis les années Mitterrand où le FN a toujours permis de faire élire les candidats socialistes", écrit-il.

Harlem Désir, successeur de Martine Aubry à la tête du PS, a demandé mardi au président de l'UMP, Jean-François Copé, de cesser son "baiser de la mort avec le Front national".

Le dirigeant du parti d'opposition, tenant d'"une droite décomplexée" ouverte aux thèmes déclinés par l'extrême droite, a réaffirmé mercredi sur L'Opinion.fr qu'il n'y aurait "jamais d'alliance électorale avec le Front national" à l'UMP.

"Il y a eu dans un certain nombre de départements une alliance objective entre le Parti socialiste et le Front national", a-t-il affirmé. "Ils ont fait pareil dans l'Oise pour faire battre Jean-François Mancel, nous savons tout cela, donc on ne va pas accepter les leçons de morale."

Sophie Louet, édité par Yves Clarisse