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L'ancienne ministre Audrey Azoulay élue directrice générale de l'Unesco

L'ancienne ministre de la culture, Audrey Azoulay le 23 mai au Festival de Cannes.

L'ancienne ministre de la culture, Audrey Azoulay le 23 mai au Festival de Cannes. - Anne-Christine Poujoulat - AFP

Au terme d'un scrutin serré, l'ex-locataire de la rue de Valois a remporté la direction de l'institution onusienne, face au Qatari Hamad Al-Kawari.

L'ancienne ministre de la culture Audrey Azoulay a été élue ce vendredi soir directrice générale de l'Unesco, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, au terme d'une élection marquée par de multiples rebondissements, dont le retrait des Etats-Unis et d'Israël de cette agence internationale.

30 voix à 28

Agée de 49 ans, Audrey Azoulay l'a emporté face au Qatari Hamad Al-Kawari, avec 30 voix, contre 28 pour son adversaire, au sein des 58 membres du conseil exécutif dont le choix doit être encore validé par la conférence générale des Etats membres le 10 novembre, selon les résultats officiels.

"Félicitations à Audrey Azoulay ! La France continuera à se battre pour la science, l'éducation et la culture dans le monde", a twitté le président de la République, Emmanuel Macron.

Le candidat du Qatar, qui faisait la course en tête depuis le début malgré la résurgence de vieux soupçons d'antisémitisme relayés par le Centre Simon Wiesenthal Europe, ne faisait pas l'unanimité des pays arabes en délicatesse avec Doha.

En juin, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont en effet rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l'accusant de soutenir des groupes extrémistes et de se rapprocher de l'Iran. 

"Restaurer la crédibilité" de l'Unesco

Réagissant à sa victoire, Audrey Azoulay a estimé que les pays membres devaient "s'impliquer" dans l'organisation, qui traverse une crise, et "non pas la quitter", au lendemain de l'annonce du retrait des Etats-Unis et d'Israël.

Audrey Azoulay a répété que la "première chose à laquelle elle s'attacherait", si la conférence générale la confirme en novembre, serait "de restaurer la crédibilité" de l'organisation "et la confiance des Etats membres".

A.S. avec AFP