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Kosciusko-Morizet : « Copé est allé très vite »

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Favorable à une « résolution à l'unanimité » contre la burqa, la Secrétaire générale adjointe de l'UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet regrette l'empressement de Jean-François Copé.

Jean-François Copé voulait une loi interdisant le port du voile intégral sur la voie publique sous peine de sanctions financières (750 euros). Un sujet délicat qui fait débat depuis plusieurs semaines, et pour lequel l'UMP se dit maintenant favorable à une résolution parlementaire [ndlr, déclaration de principe non contraignante].
Embêtée lorsqu'on lui demande si le président du groupe UMP à l'Assemblée est allé trop vite, Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire générale adjointe de l'UMP répond prudemment : « Si le débat actuel sur la loi nous enkyste dans un débat sur la loi et nous empêche d'avoir une résolution à l'unanimité, oui. Le débat s'est enfermé sur la question de la loi ; alors évidemment c'est très clivant de dire : il y a ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. » Sans pour autant dire que Jean-François Copé a eu tord, elle ajoute : « il est allé vite. Mais tout est rattrapable. [...] Tout le monde veut l'interdiction de la burqa. Il est allé très vite sur la loi, parce qu'il pensait que c'était le bon moyen. »

« Ne prenons pas le risque de nous précipiter »

Militant pour une « résolution à l'unanimité » contre la burqa, Nathalie Kosciusko-Morizet explique : « C'est pas un sujet partisan ; on a besoin que ce soit la République dans son ensemble qui dise non à la burqa. [...] Ne prenons pas le risque d'avoir fait quelque chose de précipité, qui tomberait sous le coup d'une annulation du Conseil constitutionnel ; ce qui serait une victoire symbolique majeure pour l'islamisme radical. »

Pour écouter l'intégralité de l'interview de Nathalie Kosciusko-Morizet, cliquez ici.

La rédaction-Bourdin & Co