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Julien Aubert, candidat à la présidence de LR en "David contre Goliath"

Le député du Vaucluse et candidat à la présidence des Républicains, Julien Aubert, le 29 juin 2017à Paris -

Le député du Vaucluse et candidat à la présidence des Républicains, Julien Aubert, le 29 juin 2017à Paris - - GEOFFROY VAN DER HASSELT, AFP/Archives

L'élu du Vaucluse est le troisième prétendant déclaré, après le patron des députés Les Républicains, et Guillaume Larrivé, député de l'Yonne.

Le député Julien Aubert, secrétaire général adjoint des Républicains, annonce dans le Journal du dimanche sa candidature à la tête du parti, se présentant en "David contre Goliath" - à savoir Christian Jacob. 

"Après mûre réflexion, je vais devoir défendre ce en quoi je crois et me porter candidat à l'élection interne" d'octobre, indique M. Aubert, 41 ans, dans cet entretien où il assure que "la jeune génération (l)'a encouragé à présenter (sa) candidature".

Il indique avoir "le nombre de parrainages parlementaires nécessaires", soit 13, contrairement à 2017 où il avait dû renoncer à se présenter face à Laurent Wauquiez.

"Je ne suis plus seul. J'ai créé en novembre 2017 le mouvement Oser la France (micro-parti de tendance souverainiste, ndlr), qui compte une dizaine de parlementaires, des élus locaux et plus de 1000 membres. De plus, j'ai désormais un bilan" comme secrétaire général adjoint du parti, souligne-t-il.

"Reconnecter les adhérents"

Sa candidature "ne vise pas (la) personne" de Christian Jacob mais "de toute évidence, je suis David contre Goliath", lance ce défenseur d'"une ligne gaulliste, patriote, républicaine, mais aussi populaire". Interrogé sur le dîner cette semaine entre Marion Maréchal et des élus LR, qui a semé la zizanie dans le parti de la droite, Julien Aubert répond qu'il ne va "pas faire la police des dîners en ville" et qu'"il faut arrêter de se définir en creux, par rapport aux autres". "Je ne fais pour ma part aucun procès en sorcellerie, mais pas non plus d'appel du pied à quiconque", ajoute-t-il. 

Parmi ses projets, le député depuis 2012 veut "reconnecter (les) adhérents" et pour cela "propose un référendum d'initiative militant". Par ce biais, "un certain nombre d'adhérents ou une fédération locale pourra imposer à la direction du parti un sujet".

Ambre Lepoivre avec AFP