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Jean-Vincent Placé se demande ce que les écologistes font au gouvernement

Jean-Vincent Placé

Jean-Vincent Placé - -

Le sénateur d’Europe Ecologie-Les Verts se demande ce que son parti fait au sein du gouvernement. « De plus en plus d'écologistes s'interrogent », affirme-t-il.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a-t-il sa place auprès de la majorité ? La question, apparemment, se pose, affirme ce vendredi matin sur Radio Classique Jean-Vincent Placé, le président du groupe écologiste au Sénat. « Nous nous posons la question de savoir ce que nous faisons au sein du gouvernement », a dit le sénateur, selon lequel « les écologistes s'interrogent de plus en plus ».

« Heureusement que nos ministres sont bons »

« Depuis le virage post-rapport Gallois et les annonces très en faveur des entreprises sans contreparties et sans conversion écologique, je suis moi-même de plus en plus perplexe quant à cette participation gouvernementale », a-t-il poursuivi. « Heureusement que nos ministres sont bons et qu'ils font le boulot. Parce qu'il est vrai que la tournure et le virage, quelque part sinon idéologique, du moins d'une politique économique, fait depuis trois jours, nous laissent très perplexes », a-t-il expliqué. Cécile Duflot, ministre du Logement et Pascal Canfin, ministre délégué du Développement, sont en effet tous les deux issus des rangs écologistes.

Cécile Duflot « solidaire » du gouvernement et « loyale » vis-à-vis des écologistes

Interrogé sur le fait de savoir s'il s'était entretenu de ses analyses avec la ministre du Logement, Jean-Vincent Placé a répondu que Cécile Duflot était « tenue à un devoir de réserve » gouvernemental : elle est « très solidaire » du gouvernement et en même temps « loyale » vis-à-vis des écologistes, a-t-il souligné.
Ce coup de semonce de la part du sénateur intervient au moment où le gouvernement est confronté également aux crispations croissantes en provenance du Front de Gauche, qui se sont traduites notamment par le rejet récent au Sénat de deux textes importants par les sénateurs communistes. Il s'agissait d'une proposition de loi socialiste sur l'énergie et de la programmation budgétaire 2012-2017. Les sénateurs communistes ont voté contre ces deux textes, entraînant leur rejet, les sénateurs UMP et centristes ayant également voté contre.

M. Chaillot avec AFP