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Investitures du PS: Benoît Hamon ne veut pas "offrir des têtes"

Benoît Hamon a inauguré samedi 11 février son nouveau QG, rue du Château d'Eau, dans le 10e arrondissement de la capitale.

Benoît Hamon a inauguré samedi 11 février son nouveau QG, rue du Château d'Eau, dans le 10e arrondissement de la capitale. - BFMTV

Malgré l'injonction de Jean-Luc Mélenchon de ne pas accorder l'investiture du Parti socialiste à Manuel Valls, Bruno Le Roux et Myriam El Khomri aux législatives comme préalable à d'éventuelles discussions, Benoît Hamon, candidat de la majorité sortante, écarte cette possibilité.

Le candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon a affirmé ce jeudi soir ne pas vouloir "offrir des têtes", après que Jean-Luc Mélenchon lui a réclamé de retirer des investitures aux législatives, notamment celles de Myriam El Khomri, Manuel Valls, Bruno Le Roux ou encore de députés PS pro-Macron.

"Le rassemblement à gauche se fera"

A un internaute qui lui demandait s'il était toujours favorable à la candidature de la ministre du Travail aux législatives, Benoît Hamon, qui se livrait à un direct sur Facebook, s'est refusé à la remettre en cause, en tant que "garant et architecte de l'unité de la gauche".

"Moi j'ai combattu cette loi El Khomri, et je l'ai combattue totalement. Mais je ne suis pas là pour proposer des têtes", a dit Benoît Hamon, qui cherche à former un accord de majorité avec Jean-Luc Mélenchon et l'écologiste Yannick Jadot.

"Le rassemblement de la gauche, il se fera. On peut avoir combattu la loi travail sans considérer que le rassemblement ne se fait qu'à la condition d'offrir la tête politique de qui que ce soit", a-t-il poursuivi.

Benoît Hamon avertit son camp

S'adressant à "celles et ceux qui ont mené des combats dans la gauche radicale, aux insoumis autour de Jean-Luc Mélenchon", Benoît Hamon a tenté de convaincre qu'une telle démarche entraînerait la gauche à l'élimination à la présidentielle.

"Je vous le dis avec sincérité: si on pense que les différences sont irréductibles, nous regarderons séparément passer les trains. Et le train, c'est celui de la possibilité que la gauche gagne l'élection présidentielle, pour regarder, passifs, un second tour entre la droite et l'extrême-droite. Je ne m'y résous pas", a-t-il dit.

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Benoît Hamon

R.V. avec AFP