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Incidents du PSG : Ayrault « renouvelle sa confiance » à Valls

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, et le 1er ministre Jean-Marc Ayrault.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, et le 1er ministre Jean-Marc Ayrault. - -

Jean-Marc Ayrault a « renouvelé sa confiance » mercredi au ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, mis en cause par l'opposition après les incidents au Trocadéro lundi, en marge de la remise du trophée de champion de Ligue 1 au PSG.

Jean-Marc Ayrault a « renouvelé sa confiance » mercredi au ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, et « à travers lui au préfet de police » Bernard Boucault, mis en cause par l'opposition après les incidents en marge de la célébration du titre du Paris Saint-Germain. Le Premier ministre « rappelle que la polémique politique n'est pas de mise lorsqu'est en cause la défense de l'ordre républicain », ajoute Matignon dans un communiqué. La droite a accusé Manuel Valls et le préfet, Bernard Boucault, d'avoir sous-estimé les risques liés à l'organisation de la manifestation sur l'esplanade du Trocadéro. Jean-François Copé, président de l'UMP, avait déclaré mardi que la question du départ de Manuel Valls du gouvernement « sera posée si le préfet de police n'est pas démis » comme il l'a demandé après les violences à Paris.

« Un premier enseignement doit être tiré »

Le Premier ministre « tient à saluer le travail accompli par les forces de police, tant au moment de la manifestation que dans le cadre des enquêtes judiciaires, qui ont déjà conduit à 47 interpellations », indiquent les services du Premier ministre. Selon Matignon, « ces violences sont inacceptables et la justice doit maintenant passer ». Ce mercredi, 12 personnes interpellées durant les incidents doivent justement être jugées en comparution immédiate.
Selon Matignon, « un premier enseignement doit être tiré de ce qui s'est passé lundi soir : les organisateurs de manifestations, quel que soit leur objet, doivent prendre toutes les responsabilités qui leur incombent pour qu'elles se déroulent dans le calme et le respect de la loi républicaine ». « L'Etat, quant à lui, a pris et prendra toutes les siennes », assure Matignon.

Philippe Gril avec AFP