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Hulot "totalement asphyxié" au gouvernement (Jadot)

Nicolas Hulot lors des questions au gouvernement à l'Assemblée, le 15 mai 2018

Nicolas Hulot lors des questions au gouvernement à l'Assemblée, le 15 mai 2018 - CHRISTOPHE SIMON, AFP/Archives

Yannick Jadot (EELV) a dressé un bilan ce vendredi des un an de Nicolas Hulot en tant que ministre de la Transition écologique et solidaire.

Nicolas Hulot est "totalement asphyxié" au sein du gouvernement, a jugé ce vendredi le député européen EELV Yannick Jadot, pour qui le ministre de la Transition écologique "sert de caution non plus simplement à des renoncements", mais à "des régressions".

"Il y avait une belle promesse"

"Il y avait une belle promesse avec Nicolas Hulot", a affirmé Yannick Jadot, interrogé par Radio classique sur les "doutes" exprimés par le ministre, sur fond de rumeurs récurrentes de démission du gouvernement.

"Il y avait cette promesse, mais qu’est-ce qu’on constate au bout d’un an ? C'est que Nicolas Hulot était isolé, mais il est devenu totalement asphyxié", a-t-il poursuivi, dénonçant "un axe Edouard Philippe, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, (Sébastien) Lecornu et (Stéphane) Travert, l'axe de ceux qui ont toujours méprisé les questions d’environnement et toujours combattu les solutions écologiques".

"La caution" du gouvernement

Doit-il démissionner ? "C’est à lui de savoir", a répondu Yannick Jadot. "Tant qu’il pense pouvoir faire bouger les choses, peut-être a-t-il raison de rester", a-t-il estimé. "Etant l'écologiste le plus populaire", il sert "de caution, non plus simplement à des renoncements (...) mais sur des régressions", a ajouté l'eurodéputé, citant le projet minier Montagne d'or en Guyane ou les accords de libre-échange avec le Canada.

Concernant les oppositions à Emmanuel Macron, Yannick Jadot a jugé que "quand on est responsable politique, il faut jouer le jeu de la démocratie, il faut jouer le jeu de la conviction, de l’explication, il faut porter des alternatives et non pas un combat contre une personne".

La haine de Macron, pas la solution

"Je ne crois pas qu’on va porter des alternatives dans notre pays sur l’Europe, sur l’écologie, sur le social, sur la démocratie, par le rejet ou la haine d’Emmanuel Macron", a-t-il déclaré, pointant "le concept de la fête à Macron" promu par La France insoumise.

"Ce que ça donne à la fin, cette mise en scène ou cette construction des colères, ça donne l’Italie", a-t-il déploré, en référence au programme de gouvernement commun conclu entre le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et la Ligue (extrême droite).

M. F. avec AFP