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Hong Kong: des députés LaREM demandent d'"ouvrir le dialogue" avec les parties prenantes

Des manifestants à Hong Kong

Des manifestants à Hong Kong - Isaac Lawrence / AFP

"Nous ne pouvons rester silencieux devant les événements qui se déroulent en ce moment à Hong Kong", ont estimé une vingtaine d'élus de la majorité dans une lettre ouverte.

En marge des graves incidents qui émaillent le quotidien d'Hong Kong, une vingtaine de députés LaREM se sont fendus d'une lettre ouverte à l'intention des autorités chinoises, hongkongaises et des manifestants. C'est l'élu du Vaucluse Jean-François Césarini, également président du groupe d'amitié France-Taïwan, qui est l'instigateur de la missive.

"Nous ne pouvons rester silencieux"

"Nous ne pouvons rester silencieux devant les événements qui se déroulent en ce moment à Hong Kong", peut-on lire en guise de préambule, avent que l'ensemble des signataires ne dénonce le "silence assez assourdissant" de la classe politique tricolore. 

Dans la suite du communiqué, il est rappelé que la "répression aveugle n'a jamais fait avancer une société et ne fragilise que celui qui l'emploie", et qu'il n'est toutefois pas "question de donner de leçons à quiconque." 

En guise de conclusion, les députés appellent à "ouvrir le dialogue, permettre l'expression de toutes les opinions, éviter tout recours à la violence, voici le triptyque de principes que nous envoyons, en amis".

La députée des Français d'Asie juge le ton "beaucoup trop donneur de leçons" 

En revanche, souligne Le Parisien, une absence se fait remarquer: celle d'Anne Genetet, députée LaREM des Français d'Asie, d'Océanie et d'Europe Orientale pose question.

Contactée par le quotidien francilien, cette dernière estime que "C'est très facile de dénoncer ce qui se passe à l'étranger depuis notre fauteuil, se défend l'élue. J'ai trouvé le ton de cette lettre beaucoup trop donneur de leçons. Il faut être beaucoup plus subtil avec les Chinois!"

L'aéroport de Hong Kong a connu ce mardi une deuxième journée de chaos avec la suspension ou l'annulation de centaines de vols du fait des manifestations pro-démocratie, le gouvernement local les accusant de précipiter la ville sur une voie "sans retour".

Tandis que des dizaines de milliers de passagers étaient pénalisés par cette nouvelle action coup de poing des contestataires, la Chine a accentué la menace d'une intervention, au travers de vidéos diffusées par ses médias officiels montrant des forces se massant à la frontière de la région semi-autonome.

L'ex-colonie britannique traverse sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession à Pékin en 1997. Parti début juin du rejet d'un projet de loi hongkongais qui entendait autoriser les extraditions vers la Chine, le mouvement a considérablement élargi ses revendications pour dénoncer le recul des libertés et les ingérences de Pékin dans les affaires intérieures.

Hugo Septier avec AFP