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Hénin-Beaumont: condamné, l'ancien maire PS renonce à faire appel

Gérard Dalongeville pourrait devoir retourner en prison, il avait été condamné à trois ans de prison ferme en 2013.

Gérard Dalongeville pourrait devoir retourner en prison, il avait été condamné à trois ans de prison ferme en 2013. - Philippe Huguen - AFP

Condamné pour détournements de fonds publics, Gérard Dalongeville ancien maire socialiste d'Hénin-Beaumont s'est désisté de son appel. Son procès devait avoir lieu dans quelques semaines.

Gérard Dalongeville va devoir quitter le conseil municipal d'Hénin-Beaumont. Elu d'opposition depuis les dernières élections municipales, Gérard Dallongeville renonce à faire appel de sa condamnation pour détournement de fonds publics. Le tribunal correctionnel de Béthune l'avait condamné en août dernier à quatre ans d'emprisonnement dont trois ferme, 50.000 € d'amende et cinq ans d'inéligibilité.

Gérard Dalongeville, "acquiesce" ainsi du jugement prononcé et "ne participera pas aux débats qui auront lieu lors du procès prévu en décembre" a indiqué le parquet général de Douai. Le procès aura en effet tout de même lieu puisqu'une dizaine d'autres personnes ont fait appel dans la même affaire. 

Système de fausses factures

En première instance, l'ancien maire d'Hénin-Beaumont avait été reconnu coupable d'avoir mis en place avec son ancien premier adjoint chargé des finances, Claude Chopin, et l'homme d'affaires Guy Mollet, un système de fausses factures entre 2006 et 2009. Un système au bénéfice de sociétés qui n'avaient jamais honoré les prestations correspondantes.

Pour l'ancien maire, qui avait réclamé sans succès que le président François Hollande vienne témoigner à la barre, l'argent de la commune aurait été détourné par son ancien adjoint, au profit du Parti socialiste. Des accusations dont il n'a jamais apporté la preuve. Gérard Dalongeville pourrait retourner en prison, il a déjà passé près de neuf mois en détention provisoire. Il pourrait aussi bénéficier d'une alternative à l'incarcération, comme un placement sous bracelet électronique.

Elu d'opposition depuis mars

Elu maire (divers gauche) en 2001, Gérard Dalongeville avait été mis en examen en avril 2009, puis révoqué en Conseil des ministres et exclu du Parti socialiste, qui l'avait réintégré après sa réélection face à une liste Front national où Marine Le Pen figurait en deuxième position. Depuis le mois de mars, Steeve Briois, candidat FN est devenu maire d'Hénin-Beaumont, dès le premier tour des élections municipales. Gérard Dalongeville avait lui sauvé sa place au conseil municipal mais dans l'opposition. En renonçant à se défendre devant la cour d'appel, il renonce de fait à ce mandat en raison de sa peine d'inéligibilité. 

C. B avec AFP