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Guaino sur RMC : « J'irai devant un tribunal, si je suis convoqué »

Henri Guaino, député UMP des Yvelines

Henri Guaino, député UMP des Yvelines - -

Ce jeudi sur RMC et BFMTV Jean-Jacques Bourdin recevait Henri Guaino. Le député UMP des Yvelines n'a pas hésité à viser le juge Gentil qualifiant sa mise en examen de Nicolas Sarkozy de déshonorante pour la justice. Sur RMC, il maintient tous ses propos.

Ce jeudi sur RMC et BFMTV, Henri Guaino, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy et aujourd’hui député UMP des Yvelines ne cesse de se porter au secours de l’image de l’ancien président de la République depuis sa mise en examen par le juge Gentil le 21 mars dernier dans le cadre de l’affaire Bettencourt. Dimanche, Henri Guaino a même assuré qu’il n'avait « pas l'intention de répondre » à une éventuelle convocation de la police chargée de l'enquête et a invoqué Zola et l'affaire Dreyfus pour sa défense. « C'est la souveraineté du peuple qui est en cause. J'ai le droit imprescriptible d'avoir un jugement moral sur n'importe quel agent public ».

Sur le mariage pour tous

8h56 - Henri Guaino : « J'irai manifester même si le Conseil constitutionnel valide le texte. Dans notre société nous avons le droit de manifester. Il faut prononcer les mots qui apaisent et qui rassemblent. Je veux que les urnes aient le dernier mot. Pas la rue ».

Sur Hollande et la récession

8h53 - Henri Guaino : « Hollande dit que nous avons passé les moments les plus difficiles, c'est une erreur tragique de dire cela. Cette crise n'est pas finie. J'accuse hollande de ne pas avoir de stratégie face à la crise ».

Sur la proportionnelle

8h51 - Henri Guaino : « Cela rend les pays ingouvernable. Les petits partis deviennent maîtres de grandes coalitions. La 5e République a permis que la France soit gouvernée ».

Sur son refus de répondre à la police dans le cadre de sa convocation après ses propos sur le juge Gentil

8h40 - Henri Guaino : « Je vais répondre par lettre à la police, mais je ne souhaite pas répondre à leur questions. La brigade n'a-t-elle pas autre chose à faire. Dans la constitution, il est inscrit que les députés ne doivent pas être inquiétés pour leur propos. J'irai devant un tribunal si je suis convoqué. Et je souhaite y aller avec mes 106 collègues. La loi offre des protections aux parlementaires. Si je ne suis pas protégé quand je suis exposé, je vais retourner à mes propres affaires. Le délit d'opinion n'existe pas. Est-on en train de l'instaurer ? Qu'on utilise une procédure pour contrer une opinion c'est violer la séparation des pouvoirs. Certains pensent que la société doit être uniquement pilotée par le droit, d'autres pensent que c'est par le droit et la politique ».

Sur ses propos sur le juge Gentil

8h36 - Henri Guaino : « Il a déshonoré un homme et la justice. On me dit que la justice sera faite... mais ce type de décision laisse des traces. Fait-il bien son travail ? Je porte un jugement moral. Il est invraisemblable que Nicolas Sarkozy soit allé soutirer des enveloppes chez une vieille dame ».

Sur les indémnités de Jérôme Cahuzac

8h37 - Henri Guaino : « C'est défendable sur le plan juridique, pas sur le plan moral ».

Retrouvez toute la matinale de Bourdin & Co de ce jeudi 16 mai

Tugdual de Dieuleveult avec Jean-Jacques Bourdin