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Grand débat national: un an après, le difficile accès aux cahiers de doléances

Un cahier de doléances à la mairie de Cagnes-sur-Mer

Un cahier de doléances à la mairie de Cagnes-sur-Mer - AFP - Valérie Hache

Le gouvernement, qui s'était engagé à les mettre en ligne, s'est finalement dédit de sa promesse pour les entreposer dans les rayonnages des archives départementales.

Un an après, que sont devenus les cahiers de doléance remplis par les citoyens au cours du grand débat national? En promettant la transparence dans l'organisation et l'aboutissement de ce grand débat, l'exécutif s'était également engagé à mettre en ligne le contenu des cahiers dûment remplis par les participants aux rencontres.

"Les cahiers citoyens ouverts dans les mairies, les contributions libres, seront progressivement et régulièrement mis en ligne sous licence libre", peut-on toujours lire actuellement sur la plateforme du grand débat.

Une promesse qui n'a pas été tenue, révélait le site Les Jours début janvier, confirmée par une enquête de France 2 diffusée mercredi.

Une synthèse publiée à défaut des cahiers

En lieu et place d'une mise en ligne des quelque 16.000 cahiers, ces derniers se trouvent à présent dans les rayonnages des archives départementales, après avoir été transmis à la suite du grand débat aux préfectures afin qu'il soit procédé à leur numérisation, qui a été effectuée à la Bibliothèque nationale de France (BNF).

L'exécutif s'est borné à publier une synthèse des contenus des cahiers sur le site du grand débat, sans faire de même avec la matière première.

"Les cahiers citoyens représentent des téraoctets de données, les héberger en permanence sur le site aurait été trop lourd à mettre en place", argue le cabinet de Sébastien Lecornu, ministre chargé des collectivités territoriales, auprès de nos confrères de la chaîne du service public.

Argument technique, mais pas seulement. D'après France 2, l'Administration a finalement reconnu que la mise en œuvre de cette promesse aurait coûté plusieurs millions d'euros. 

Clarisse Martin