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Valls répond à la polémique sur sa présence à Berlin: "Il y a toujours des grincheux"

Le Premier ministre a répondu, au micro de BFMTV, aux critiques provoquées par son déplacement express à Berlin, samedi soir, pour assister à la finale de la Ligue des champions entre le FC Barcelone et la Juventus Turin, en plein congrès socialiste.

Vivement critiqué depuis samedi pour son aller-retour express à Berlin, samedi soir, pour la finale de la Ligue des champions, en plein congrès du parti socialiste, le Premier ministre Manuel Valls a répondu sur BFMTV à ses détracteurs depuis Roland-Garros, ce dimanche, où il s'est également rendu pour assister à la finale opposant Novak Djokovic et Stan Wawrinka. 

"Je travaille beaucoup"

"Il y a toujours des grincheux, il y a toujours ceux qui cherchent des débats", a dénoncé Manuel Valls. "Je voulais aussi rencontrer Michel Platini (le président de l'UEFA, ndlr), parler de l'avenir de la Fifa, de l'Euro 2016", s'est ensuite défendu le chef du gouvernement, qui s'est rendu à Berlin à l'invitation de Michel Platini, et est revenu à Poitiers, où se déroule le congrès de son parti, ce dimanche matin.

"Et puis j'aime le foot, et hier on a assisté à un très beau match, comme aujourd'hui je ne doute pas que nous assisterons à un beau match de tennis", a ajouté Manuel Valls. "Je travaille beaucoup, je m'engage beaucoup. Et puis de temps en temps, il y a aussi un moment de détente, même s'il y a de la tension et de la passion dans le sport". Et le Premier ministre de conclure: "Il faut que ceux qui critiquent se disent qu'au fond, parfois, il faut être un peu plus optimiste et se dire que le sport ça apaise, c'est le respect des uns et des autres". 

"Faute politique et morale"

Plusieurs membres de l'opposition, dont le député des Républicains Thierry Solère, ou encore l'ancienne ministre Nadine Morano, ont sévèrement critiqué ce voyage de Manuel Valls en Allemagne, dénonçant une "forme d'indécence", et une "faute politique et morale".

A la question de savoir comment était financé cet aller-retour dans la capitale allemande, Manuel Valls avait répondu, samedi: "Je suis Premier ministre. Je me déplace avec les moyens que vous connaissez. N'essayez pas de créer de faux débats".

Adrienne Sigel, avec Nicolas Jamain