BFMTV

Rythmes scolaires: Manuel Valls s'attaque à un dossier sensible

Manuel Valls, à l'Assemblée nationale, lors de son discours de politique générale, le 8 avril 2014.

Manuel Valls, à l'Assemblée nationale, lors de son discours de politique générale, le 8 avril 2014. - -

Manuel Valls a, lors de son discours de politique générale, défendu une "bonne réforme", que Christian Jacob, lui, exhorte à "passer par pertes et profits".

Manuel Valls a, mardi, lors de son discours de politique générale à l'Assemblée nationale, assumé pleinement la réforme des rythmes scolaires, jugeant qu'il s'agissait d'une "bonne réforme".

Le Premier ministre a ainsi estimé, que cette réforme permettait "à beaucoup plus d'enfants d'accéder à des activités périscolaires, sportives, culturelles, très complémentaires" de l'enseignement. Il a indiqué que "93% des communes s'étaient engagées" à appliquer ce nouvel aménagement des rythmes scolaires.

Mais Manuel Valls a aussi indiqué que cette réforme méritait d'être assouplie. "J'ai entendu les remarques de bonne foi venant des élus. Le cadre réglementaire sera assoupli après les concertations nécessaires avec les enseignants, les parents, les élus et bien sûr, les maires", a-t-il précisé. Il a enfin martelé que "ce qui doit compter dans ce domaine et qui doit nous rassembler, c'est la réussite des élèves partout en France".

Quand Christian Jacob se réjouit du départ de Vincent Peillon

En réponse, Christian Jacob, qui a pris la parole dans la foulée du Premier ministre, lui a demandé de "renoncer une réforme dont personne ne veut" et "de la passer par pertes et profits".

Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale a aussi jugé que "la seule bonne nouvelle du remaniement est que vous ayez remercié monsieur Peillon", dont il a fustigé les "folies idéologiques".

Le coût de la réforme laissé pour partie à la charge des collectivités locales et dont l'Association des maires de France s'était notamment alarmée, a aussi été critiqué.

David Namias