BFMTV

Rapport Gallois : Montebourg et Moscovici assurent le service après-vente

Arnaud Montebourg, le 5 novembre 2012.

Arnaud Montebourg, le 5 novembre 2012. - -

Les ministres du redressement productif et de l'Economie ont tous deux assuré la promotion du rapport Gallois usant tous deux de superlatifs pour le présenter, ce lundi.

"Un magnifique projet collectif pour la France", "un plaidoyer vibrant pour la reconquête industrielle de notre pays", "une formidable leçon d’optimisme et de refus du fatalisme". Lundi, Arnaud Montebourg ne manquait pas de superlatifs pour présenter le rapport Gallois.

Le ministre du Redressement productif a, en effet, livré un plaidoyer sans faille sur ce rapport en faveur de la compétitivité, égratignant au passage les gouvernements précédents, pour qui, selon lui, le rapport Gallois est un "réquisitoire cinglant".

"Un pacte de confiance"

Certes, un peu moins dithyrambique, Pierre Moscovici a, lui aussi, évoqué un rapport "engageant, stimulant et inspirant". Le ministre de l'Economie et des Finances a insisté : c'est "un pacte de compétitivité, un pacte de confiance".


22 propositions

"C'est un rapport qui est désagréable pour nos prédécesseurs", a encore martelé Arnaud Montebourg. "Tous les Français devraient lire le rapport Gallois, je lui souhaite un destin de best-seller tellement il est édifiant, il est mobilisateur pour tous les citoyens", a-t-il encore poursuivi.

>> A LIRE AUSSI : Le gouvernement baissera bien le coût du travail

Arnaud Montebourg a également tenu à rappeler que Louis Gallois a exercé dans son rapport "sa totale liberté, donnée par le gouvernemet" et qu'il n'a fait l'objet "d'aucune pression". "Le gouvernement, a bien noté les 22 propositions qui figurent dans ce rapport - j'ai noté pour ma part que neuf d'entre elles ont déjà fait l'objet soit de commencement d'exécution, soit de préparatifs actifs."

Des décisions seront prises quant aux autres propositions "dans le cadre du séminaire gouvernemental" qui se tiendra mardi matin. "Le Premier ministre prendra les arbitrages" a-t-il conclu.

M.R.