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Présidentielle: Gabriel Attal ironise sur Xavier Bertrand et ses multiples annonces de candidature

Gabriel Attal et Xavier Bertrand

Gabriel Attal et Xavier Bertrand - Montage BFMTV / AFP

Le président des Hauts-de-France s'est dit "plus déterminé que jamais" à être candidat en 2022 dimanche. "C'est pas le sujet du moment", lui rétorque le porte-parole du gouvernement.

Xavier Bertrand, qui a assumé ce week-end son ambition d'être candidat en 2022, joue "les 50 Nuances de candidature à la présidentielle", a ironisé ce lundi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

Gabriel Attal a raconté sur France Inter avoir participé "il y a un an" sur France 2 à une émission avec Xavier Bertrand qui avait alors déjà "annoncé en grande pompe sur ce plateau sa candidature à la présidentielle".

"Il y a six mois j'ai ouvert un hebdomadaire, Xavier Bertrand annonçait en grande pompe sa candidature à la présidentielle. Cet été j'étais en vacances en Corse, Xavier Bertrand aussi; il a annoncé dans Corse Matin en exclusivité sa candidature à la présidentielle. Et hier (...) il a annoncé sa candidature à la présidentielle", a-t-il énuméré.

"J'ai l'impression d'être dans ce film avec Bill Murray où il y a le journaliste qui se réveille tous les matins qui a l'impression de revivre la même journée (Un Jour sans fin, NDLR), il nous fait les 50 Nuances de candidature à la présidentielle, je ne vais pas commenter à chaque fois sa candidature", a lancé Gabriel Attal.

"L'élection présidentielle, c'est pas le sujet du moment"

"Tout le monde a le droit, on est en démocratie, de dire qu'il veut se présenter à l'élection présidentielle. Juste, pour moi aujourd'hui, pour le gouvernement, l'élection présidentielle, c'est pas le sujet du moment" en pleine crise sanitaire du Covid-19, a-t-il conclu.

Xavier Bertrand, président (ex-LR) des Hauts-de-France, a assumé dimanche dans une interview accordée au Parisien puis sur Europe 1 son ambition d'être candidat en 2022, en lançant des signaux à la droite LR et des piques à Emmanuel Macron.

Sans jamais déclarer explicitement et solennellement sa candidature, il a admis qu'il n'entendait pas "se cacher derrière (son) petit doigt".

Jé. M. avec AFP