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"Pigeons" : Parisot attend des "garanties"

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Invitée de Jean-Jacques Bourdin, la présidente du Medef a estimé que le gouvernement a compris les revendications du mouvement des "Pigeons", mais se dit moins certaine des conséquences.

Vendredi matin, au micro de BFMTV et RMC, Laurence Parisot, la présidente du Medef, a reconnu, au sujet de l'affaire dite des "Pigeons", que "le gouvernement avait compris qu'il y avait un problème. Le gouvernement a compris qu'il devait revoir sa copie".

"Mais je n'ai pas la garantie qu'il va reconsidérer les choses et faire marche arrière", a-t-elle aussitôt relativisé. "Nous n'avons pas l'assurance d'obtenir ce que nous voulons".

Jeudi, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, avait reconnu : "Quand des mesures sont mal calibrées, il faut (...) avoir un dialogue et éventuellement une correction", au sujet de la nouvelle taxation des plus-values lors de la cession d'une entreprise. Une mesure inscrite dans le projet de loi de finances 2013 et décriée par les "Pigeons", de jeunes entrepreneurs.

"On a consacré l'expression 'patrons-voyous'"

Laurence Parisot a par ailleurs justifié sa phrase "nous sommes victimes d'un racisme anti-entreprises", prononcée dans une interview à L'Expansion. "C'est quelque chose que ressentent tous les entrepreneurs français aujourd'hui, quelle que soit la taille de leur entreprise et le secteur d'activité dans lequel ils exercent", a-t-elle expliqué.

Et d'ajouter : "Il y a sans cesse une stigmatisation, une dénonciation. Il y a quelque chose de très choquant : on a presque consacré l'expression 'patrons-voyous'. Sans les entrepreneurs, il n'y a pas d'employeurs, et sans les employeurs il n'y a pas d'emploi".