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Municipales: Philippe affirme que le moment "n'est pas encore venu" de parler de sa candidature au Havre

"Cette conférence de financement sera lancée le 30 janvier prochain au Conseil économique, social et environnemental" a indiqué jeudi Edouard Philippe dans un entretien à La Croix.

"Cette conférence de financement sera lancée le 30 janvier prochain au Conseil économique, social et environnemental" a indiqué jeudi Edouard Philippe dans un entretien à La Croix. - AFP

Interrogé sur ses ambitions de retour dans la ville qu'il a dirigée plus de six ans, le Premier ministre a (une fois de plus) botté en touche.

Il lui reste à peine plus d'un mois pour se décider. Au cours de la longue interview qu'il a accordée à La Croix, Édouard Philippe s'est vu interroger sur ses ambitions personnelles pour les élections municipales. Maire du Havre d'octobre 2010 à mai 2017, le Premier ministre est soupçonné de vouloir remettre un pied plus ferme à l'Hôtel de ville. 

"Je répondrai à cette question le moment venu", répond-il d'abord dans l'entretien à paraître vendredi, avant de préciser que ledit moment "n'est pas encore venu". 

Le dilemme du locataire de Matignon est simple. S'il se représente avec l'espoir de l'emporter et, donc, de prendre la succession du maire actuel Jean-Baptiste Gastinne, il devra quitter son poste de Premier ministre après la victoire, conformément à l'interdiction du cumul mairie-ministère. Une interdiction instituée par Édouard Philippe lui-même. 

Dilemme compliqué

À supposer que le chef du gouvernement choisisse de conduire une liste La République en marche, ne serait-ce que pour permettre à la macronie de planter son drapeau au Havre, il pourrait toutefois céder le siège de maire à quelqu'un d'autre afin de conserver Matignon. Une décision à laquelle Emmanuel Macron - dont le vivier de personnalités capables d'endosser le costume de Premier ministre se tarit - ne sera sans doute pas étranger. D'autant plus que les municipales se dérouleront en pleines discussions syndicales et parlementaires autour de la réforme la plus ambitieuse et, peut-être, emblématique du quinquennat. 

Quoi qu'il en soit, Édouard Philippe peut se laisser jusqu'au 27 février prochain, date limite de dépôt des listes se présentant au scrutin, pour répondre à la "question" qui taraude nombre d'électeurs havrais. Et, à n'en pas douter, le président de la République lui-même. 

Jules Pecnard