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Méadel tacle Royal: "Ma gauche à moi, ça n'est pas cette gauche qui encense Fidel Castro"

La secrétaire d'Etat a critiqué Ségolène Royal ce dimanche sur BFMTV qui a salué samedi à Santiago de Cuba la mémoire de Fidel Castro.

"Ma gauche à moi, ça n'est pas cette gauche qui encense Fidel Castro", tacle ce dimanche sur BFMTV Juliette Méadel en réaction aux propos polémiques de Ségolène Royal. Présente à Cuba pour les funérailles du "Comandante", la ministre de l'Ecologie n'a pas hésité, ce samedi, à défendre le bilan de l'ex-président cubain tout en rejetant les accusations de violations des droits de l'Homme.

Difficile à défendre, pour notre invitée. "J'ai toujours eu un peu de mal avec cette espèce de mythologie qui a été inventé autour du castrisme", poursuit ainsi Juliette Méadel.

Castro loin d'être un modèle de "vertu démocratique"

Même si la secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée de l'aide aux victimes admet une progressive ouverture de Cuba ces dernières années, elle juge que sous Fidel Castro "ça a été des décennies de régime qui n'était pas démocratique" et que le 'Comandante' "est loin d'être un parent bon de vertu démocratique".

Face à Apolline de Malherbe, Juliette Méadel, qui avoue avoir pourtant "partagé beaucoup de choses avec Ségolène Royal" et se dit fière d'avoir été auprès d'elle, notamment lors de la campagne présidentielle de 2007, confesse ne ne pas s'y "retrouver" sur son analyse du castrisme.

Royal cristallise les critiques de la classe politique

Si elle est la première du gouvernement à être montée au créneau, Juliette Méadel n'est pas la seule à gauche à avoir critiqué la position de la ministre de l'Ecologie.

Le député écologiste réformiste et candidat à la primaire organisée par le PS, François de Rugy a demandé sur Twitter, au "président de la République de désavouer ces propos sur Cuba contraires aux valeurs de la France". Au centre, François Bayrou a, lui, estimé que c'est "pire" qu'une faute politique, alors le numéro deux du FN Florian Philippot a déclaré que "ce qu'a dit Ségolène Royal manque de mesure, de lucidité et de respect pour l'ensemble des victimes, incontestables et incontestées, de ce régime", 

Plusieurs parlementaires LR ont également vilipendé la ministre. C'est le cas notamment du député Thierry Mariani qui a tweeté: "Plus jamais de leçon de la 'Gôôche' sur les droits de l'homme, après l'éloge de Castro par un ministre socialiste !!!"

Aurore Coulaud