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Macron à Lunel pour "montrer un autre visage" de la ville

Emmanuel Macron en visite à Lunel, le 27 mai 2016.

Emmanuel Macron en visite à Lunel, le 27 mai 2016. - Sylvain Thomas - AFP

"Je voulais en venant ici envoyer ce message, dire qu'à Lunel, il y a de l'espoir", a dit le ministre de l'Economie lors d'un déplacement dans un école du numérique de Lunel. Connue comme un bassin de recrutement pour le jihad, cette ville de l'Hérault a perdu au moins huit de ses jeunes en Syrie.

Le ministre de l'Économie Emmanuel Macron est allé vendredi à la rencontre de jeunes élèves d'une école du numérique de Lunel, dans l'Hérault, afin de "montrer un autre visage" d'une ville qui a perdu au moins huit de ses jeunes en Syrie.

"Je voulais venir dans cette belle ville", a-t-il déclaré à la presse après avoir dialogué avec les 18 étudiants de cette "école du numérique", située dans le centre ancien, "parce que d'abord on a souvent parlé de Lunel en termes inquiétants, comme un des exemples d'une ville qui a souffert de ce phénomène du jihad et d'une radicalisation".

"A Lunel, il y a de l'espoir"

Le ministre de l'Économie, de l'industrie et du numérique a donc souhaité "montrer un autre visage de la ville, le visage d'une jeunesse qui veut entreprendre".

"La plupart d'entre eux veulent créer leur propre entreprise, leur propre projet", s'est-il félicité. "Et je voulais en venant ici envoyer ce message dire d'abord que, à Lunel il y a de l'espoir, il y a de l'envie de faire, il y a de la volonté."

Le départ en 2014 d'une vingtaine de jeunes lunellois en Syrie, où au moins huit d'entre eux ont été tués, a engendré un traumatisme durable dans la ville.

"Partout en France", a assuré le ministre, "le numérique est un instrument de transformation, d'émancipation... de développement des territoires".

"En Marche!" partira faire du porte-à-porte sans lui

Interrogé sur le lancement samedi de la campagne de porte-à-porte de son mouvement "En marche!", Emmanuel Macron a confirmé qu'il ne pourrait se rendre à Marseille comme prévu "compte tenu du contexte" des grèves et blocages et de la réunion à laquelle il doit participer avec les acteurs du secteur pétrolier.

Le locataire de Bercy a dit attendre de son mouvement "une mobilisation de toutes celles et ceux qui ont envie de faire avancer les choses" et "un diagnostic le plus honnête et lucide possible du pays". "Je rendrai compte de tout ce travail à la fin de l'été", a-t-il dit. 
V.R. avec AFP