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Le Drian sur la Centrafrique: "Une opération militaire, ça prend du temps"

Jean-Yves Le Drian sur BFMTV, mercredi 11 décembre.

Jean-Yves Le Drian sur BFMTV, mercredi 11 décembre. - -

Le ministre de la Défense était l'invité de BFMTV et RMC, ce mercredi matin, au lendemain de la mort de deux soldats français en Centrafrique.

"Je suis très ému, je pense à leurs camarades". Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a réagi, ce mercredi matin au micro de BFMTV et RMC, à la mort de deux soldats français en Centrafrique, dans la nuit de lundi à mardi. "Cela s'est passé aux cours d'affrontements avec des éléments incontrôlés de la Séléka", a expliqué Jean-Yves Le Drian, qui a précisé que les deux militaires étaient "partis accomplir une mission de désarmement" et qu'il y a eu des "échanges de tirs violents".

"Absolument éviter" l'affrontement confessionnel

"Il faut désarmer les différentes milices qui se réclament de la Séléka sinon la situation sera ingérable" en Centrafrique, a ensuite insisté le ministre, alors que, sur le terrain, la mission de désarmement des groupes armés par les troupes françaises a commencé lundi.

La Centrafrique est frappée depuis plusieurs mois par une vague de représailles, de réglements de compte entre milices, doublés d'une "tendance lourde à l'affrontement confessionel" entre chrétiens et musulmans, "qu'il faut absolument éviter", a précisé Jean-Yves Le Drian. "On en parle beaucoup maintenant, mais la situation dure depuis des mois, aujourd'hui c'est médiatisé, heureusement", a-t-il estimé.

"L'objectif, c'est six mois"

Quant à savoir combien de temps les troupes françaises vont rester en Centrafrique, Jean-Yves Le Drian a indiqué n'avoir "jamais dit que l'opération durerait trois jours". "Une opération militaire, ça prend du temps. J'entends ici ou là qu'il faut aller plus vite mais on a commencé le désarmement que depuis lundi. Donc il faut assurer le désarmement systématique, avec le soutien des forces africaines, de l'ensemble des acteurs de toutes les milices", a-t-il martelé.

"Ensuite, on pourra rétablir la sécurité, les éléments fondamentaux d'un Etat qui est aujourd'hui dans l'inexistant pour permettre une solution politique", a-t-il insisté, avant de rappeler: "l'objectif, c'est six mois". "Mais je ne peux pas dire si dans six mois tout sera rétabli", a-t-il toutefois nuancé.

Adrienne Sigel