BFMTV

Démocratie participative: Muriel Pénicaud veut aller "plus loin"

En pleine université d'été de La République en marche à Bordeaux, la ministre du Travail défend le deuxième acte du quinquennat Macron, davantage tourné vers la participation des citoyens aux réformes.

"On a compris qu'on ne pouvait pas seulement gouverner pour les Français, mais qu'il fallait gouverner avec les Français." Invitée ce dimanche de BFM Politique, Muriel Pénicaud a vanté les capacités de compréhension et de réactivité de l'exécutif face aux attentes des Français. Alors que La République en marche organisait ce week-end sa première université d'été à Bordeaux, la ministre du Travail assure en effet que le gouvernement a entendu les revendications des citoyens, exprimées notamment lors de la crise des gilets jaunes, qui souhaitent être davantage impliqués dans les décisions de l'Etat.

"On a appris des choses et il faut maintenant aller plus loin dans la démocratie participative. On ne peut plus simplement donner un mandat à des élus, les citoyens veulent contribuer davantage", analyse notre invitée qui souligne les efforts du gouvernement en ce sens.

Les réformes vont "prendre plus de temps"

La ministre évoque ainsi la multiplication des consultations citoyennes, à l'image de la convention pour le climat où 150 citoyens vont être tirés au sort pour participer aux discussions. "Nous allons multiplier ce genre d'approche", assure-t-elle, citant par exemple "la mobilisation territoriale sur l'emploi" et la création de "clubs d'entreprises volontaires pour tendre la main aux personnes en difficulté".

"C'est ensemble que nous pourrons trouver des solutions locales", estime Muriel Pénicaud qui reconnaît que le gouvernement va probablement "prendre plus de temps" pour mener à bien les réformes prévues dans le programme de campagne d'Emmanuel Macron, et notamment celle des retraites. "Tout le monde doit avoir son mot à dire, c'est cela qu'il faut inventer comme forme de démocratie moderne", conclut-elle. 
Mélanie Rostagnat