BFMTV

Collomb veut une Police de sécurité du quotidien "sur mesure" et "connectée"

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée, le 25 octobre 2017

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, lors d'une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée, le 25 octobre 2017 - Thomas SAMSON, AFP/Archives

Gérard Collomb lance officiellement ce samedi la concertation sur le chantier de la "police de sécurité du quotidien", héritière de la police de proximité.

C'est une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Ce samedi, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a dévoilé, dans un entretien au quotidien Sud Ouest, des pistes concernant le projet de la police de sécurité du quotidien (PSQ), qu'il souhaite "sur mesure" et "connectée".

Le ministre, qui lance officiellement la concertation sur ce chantier, insiste sur la nécessité d'avoir une police "adaptée aux défis de notre époque" qui prenne en compte "la diversité de nos territoires" et "les différents visages de la délinquance".

À cet égard, le ministre annonce la mise en place d'une "police et gendarmerie connectées", avec la distribution de 115.000 tablettes d'ici à 2018 afin que les forces de l'ordre puissent "consulter les fichiers des personnes contrôlées dans l'instant" et "éviter qu'une personne soit contrôlée six fois dans la journée".

"En termes d’efficacité et de sérénité c’est important aussi bien pour les forces de l'ordre que pour les citoyens", estime le ministre.

Rénovation

Outre le recrutement de 10.000 policiers et gendarmes d'ici à 2022 déjà promis par le président Macron, le ministre annonce l'acquisition de 10.400 caméras piétons supplémentaires, venant compléter le dispositif de 2.800 caméras en place sur le territoire.

Plus généralement concernant les moyens, Gérard Collomb, qui inaugure le nouvel hôtel de police de La Rochelle, évoque la nécessité d'un "immobilier rénové", du "renouvellement du parc automobile" et d'un "armement modernisé".

Selon le ministre, la PSQ va faire l'objet d'une concertation "au plus près des agents" et "des acteurs locaux de la sécurité, dont les élus" jusqu'au 20 décembre. "Nous livrerons notre conclusion dans les cinq jours afin de lancer nos premières expérimentations dès janvier 2018", précise-t-il.

L.N. avec AFP