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CAFE POLITIQUE - Valls accueilli par les "Bonnets rouges" à BFMTV

Manuel Valls était l'invité mardi matin de "Bourdin direct" sur BFMTV/RMC.

Manuel Valls était l'invité mardi matin de "Bourdin direct" sur BFMTV/RMC. - -

Chaque matin, BFMTV.com sélectionne pour vous le meilleur de l'actualité politique. Aujourd'hui, Valls accueilli par les "bonnets rouges", Marine Le Pen fâchée contre L'Express et Henri Emmanuelli qui condamne "l'esprit de Vichy".

Valls et le comité d'accueil des "bonnets rouges" à BFMTV

Invité de BFMTV/RMC ce lundi matin, Manuel Valls a eu la surprise d'être accueilli par une petite quinzaine de "Bonnets rouges" qui avaient fait le déplacement pour lui parler. Les manifestants étaient porteurs de pancartes marquées de "Hollande m'a tuer" (en référence à l'affaire Omar Raddad, un jardinier condamné en 1994 pour un meurtre qu'il a toujours nié).

Le ministre de l'Intérieur a discuté quelques minutes avec les manifestants avant de serrer la main des gendarmes et CRS assurant sa protection et de remonter dans son véhicule.

Marine Le Pen en colère contre Christophe Barbier

Après les révélations de L'Express sur l'identité du père biologique de Marion Maréchal Le Pen, sa tante est montée au créneau ce mardi sur i>Télé. Marine Le Pen a dénoncé un "presque racisme" lors d'un débat ou elle a vivement critiqué l'attitude de l'éditorialiste Christophe Barbier, par ailleurs patron de l'hebdomadaire.

Ce dernier venait d'expliquer que ce fait était "important pour comprendre le contexte politique", pour justifier cet étalage de la vie privée de la jeune députée du Vaucluse.

La présidente du Front national, dénonçant "une argumentation qui est presque du racisme", lui a répondu qu'elle ne comprenait pas "en quoi connaître le géniteur de quelqu'un permet de comprendre le contexte politique" et "en quoi cela permet de justifier ses idées politiques". Elle a ensuite assimilé le l'hebdomadaire à "une sorte de Closer ou de Voici".

Emmanuelli dénonce "l'esprit de Vichy"

Après "l'esprit munichois" dénoncé il y a quelques mois par Harlem Désir, c'est au tour d'Henri Emmanuelli d'y aller de sa référence à la Seconde Guerre mondiale pour dénoncer les dérives de l'époque. "On a tous les ingrédients de l'esprit de Vichy", déclare mardi dans les colonnes du Parisien le député et ancien patron du Parti socialiste au lendemain d'un 11 novembre très mouvementé pendant lequel François Hollande a essuyé quolibets et sifflets.

Dans la même édition, une autre figure du PS, le vice-président du Conseil régional d'Ile-de-France Julien Dray, fait quant à lui le constat de la constitution d'un "bloc réactionnaire", un "Tea Party à la française".

Copé renvoie (encore) Front de gauche et Front national dos à dos

"Le Front de gauche ne vaut pas mieux que le Front national", a déclaré au soir du 11 novembre Jean-François Copé, invité de l'émission "Le grand journal".

Pour Jean-François Copé (@jf_cope), "Le Front de gauche ne vaut pas mieux que le Front National" #LGJ
— Le Grand Journal (@GrdJournal) November 11, 2013

Ce n'est pas la première fois que Jean-François Copé renvoie ainsi dos à dos les deux formations politiques. Déjà fin octobre, le président de l'UMP avait dû faire face à une plainte "pour diffamation", portée contre lui et François Fillon, par un conseiller municipal de Seine-Saint-Denis, après un débat télévisé à l'émission "Des paroles et des actes" du 25 octobre.

Pour Guaino, le FN est un "parti comme un autre"

Invité de Radio classique, Henri Guaino a fait le constat mardi matin qu'il "fallait faire avec" le Front national décrit comme un "parti comme un autre". Le député UMP, connu pour ses positions gaullistes a ensuite précisé sa pensé posant l'alternative suivante: " Il faut être cohérent: soit le Front national est dans la République et il est autorisé et il concourt aux élections et il peut avoir des élus". Nuançant ses propos l'ancienne plume de Nicolas Sarkozy a analysé que " si le pays était bien gouverné, le Front national serait beaucoup plus faible".

David Namias