BFMTV

Régionales: un "speed-dating" d'embauche pour les colistiers de Marine Le Pen 

Marine Le Pen, tête de liste FN aux régionales, ici à Senlis dans l'Oise le 23 octobre dernier

Marine Le Pen, tête de liste FN aux régionales, ici à Senlis dans l'Oise le 23 octobre dernier - Philippe Huguen - AFP

La tête de liste FN en Nord-Pas-de-Calais-Picardie a rencontré plus de 200 personnes en trois jours, qui aspirent à se présenter sur ses listes aux régionales. Le but? Eviter les candidats dont les paroles ou les blagues douteuses pèseraient sur sa candidature.

Lors des municipales de mars 2014 puis aux dernières départementales, les listes constituées par le Front national n'avaient pas échappé aux dérapages - éloge du nazisme et propos racistes, contre Christiane Taubira notamment - d'élus recrutés à la hâte, parfois pour faire le nombre. Pour le FN, pas question de reproduire cette erreur pour les régionales des 6 et 13 décembre prochains. Pour valider ses listes dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Marine Le Pen doit s'entourer de 169 colistiers. Parmi eux, le parti espère en voir entre 90 (victoire) et 40 (défaite) siéger à l'Hôtel de région.

Pour éviter toute mauvaise surprise, d'autant plus que Marine Le Pen se retrouverait dans l'oeil du cyclone, le FN a organisé entre le 20 et le 23 octobre derniers une sorte "de speed dating électoral" ou d'entretien d'embauche, raconte L'Opinion jeudi. Département par département, la tête de liste a enchaîné les rendez-vous avec près de 200 nouveaux venus qui aspirent à devenir élus. Munis de leur CV et d'une lettre de motivation, il s'agissait pour eux de convaincre une Marine Le Pen qui a "adoré l'exercice", selon un élu local.

Une "fiche candidat" 

Ces rencontres de recrutement menées par la patronne du FN sont la dernière étape d'une enquête que le parti veut de plus en plus minutieuse, pour les nouveaux candidats, novices en politique. Une vérification des antécédents judiciaires mais aussi de l'activité et des comptes sur les réseaux sociaux est effectuée à partie d'une "fiche de candidature" remplie par le candidat.

Le Front national, qui ne dit pas si l'expérience pourrait être reconduite dans les autres régions, avait été contraint d'exclure seize candidats aux élections départementales.

S.A.