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Pour Marine Le Pen, "il n'y a plus de consentement à l'impôt"

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national - Capture d'écran BFMTV

Selon la présidente du Rassemblement national, les Français ont le sentiment de payer trop d'impôts pour des services de plus en plus de mauvaise qualité.

Sur le plan fiscal, Marine Le Pen dit vouloir faire "exactement l'inverse d'Emmanuel Macron". Invitée ce mercredi soir de notre grand débat "La crise, et après", la présidente du Rassemblement national a affirmé qu'il n'y avait "plus de consentement à l'impôt" ou à "la dépense" publique en France.

"La justice est de moins en moins rapide, la santé est de moins en moins bonne qualité, (...) la sécurité est moins bien assurée", estime la députée du Pas-de-Calais, qui estime qu'il faut que le chef de l'État cesse "de prendre aux pauvres pour donner aux très riches". 

"Fondamentalement opposée" à la suppression de l'impôt sur la fortune et à l'instauration d'une "flat tax", Marine Le Pen a proposé la mise en place d'un "dégrèvement de CSG". Elle estime qu'il faut surtout "baisser les impôts" mettre fin à la "taxation tous azimuts". "C'est incroyable: 85% d'augmentation des impôts et des prélèvements obligatoires en 20 ans, c'est insupportable", s'est-elle indignée. 

"Il y a de l'argent, il est gaspillé, mal dépensé, et les Français, particulièrement les classes moyennes, (...) sont dans une situation où (ils) ne peuvent plus faire face à l'augmentation de ces impôts", a conclu la patronne du RN à la fin de son propos liminaire.
Jules Pecnard