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Marine Le Pen "sera battue" en 2017, prédit Jean-Marie Le Pen

Jean-Marie Le Pen a joué les insoumis dimanche.

Jean-Marie Le Pen a joué les insoumis dimanche. - Alain Jocard - AFP

"Puisque aucun signe n'a été émis dans le sens de la conciliation, la présidente du FN sera battue au deuxième tour et peut-être même au premier", a lancé dimanche Jean-Marie Le Pen.

Jean-Marie Le Pen a joué les insoumis ce dimanche. Organisant son propre rassemblement du 1er mai devant ses "Comités Jeanne, Au secours!", il a ponctué son discours d'un "Vive le front national libre!".

Huit mois après son exclusion du FN, l’eurodéputé de 87 ans s'est mué en gardien autoproclamé du temple frontiste et a lancé de nouvelles piques à sa fille.

"Puisque aucun signe n'a été mis dans le sens de la conciliation, la présidente du FN sera battue au deuxième tour et peut-être même au premier, a lancé dimanche Jean-Marie Le Pen place des Pyramides. On ne peut gagner que dans l'unité du Front national".

L’ex-président du Front a en outre condamné la politique de "dédiabolisation" menée par sa fille, "un calcul de naïf, de sot ou de traître": "La diabolisation du FN était tout à son honneur. […] Il n’y a pour le FN qu’une voie : l’opposition au système."

Au cours de son discours, il a également comparé son exclusion du FN à la décapitation de Louis XVI.

Trois frondeurs

"S'il y a des cadres qui iraient là-bas, ce serait un acte d'hostilité vis-à-vis du FN, et donc ils passeraient en commission de discipline", avait mis en garde Florian Philippot sur BFMTV vendredi. Une menace qui n'a pas freiné trois eurodéputés FN proches du "Menhir" d'êter à ses côtés: Bruno Gollnisch, Marie-Christine Arnautu et Mireille D'Ornano.

Le secrétaire général du FN, Nicolas Bays, a indiqué à BFMTV que la question d'éventuelles sanctions sera abordée en bureau politique dès lundi.

Nouvelles attaques contre la presse

Après les coups de parapluie de Bruno Gollnisch à un journaliste du Petit journal l'an dernier, la défiance envers la presse, et tout particulièrement Canal Plus, était la même cette année. La foule a ainsi crié "Journalistes au poteau", "journalistes collabos", "PD".

Et un journaliste de Buzzfeed rapporte sur Twitter que Cyrille Eldin, de Canal Plus, a été expulsé du rassemblement et son cameraman frappé au pied par un militant.

Après avoir déposé une gerbe dans la matinée place Saint-Augustin devant la statue de Jeanne d'Arc à Paris, Marine Le Pen prononcera un discours en début d'après-midi en conclusion d'un "banquet patriote" dans le nord-est parisien.

Des Femen se sont invitées.

K. L.