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Marine Le Pen: "La torture peut parfois être utile"

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VIDEO - Emprunt russe, libération de Serge Lazarevic... La présidente du Front national Marine Le Pen était l'invitée de BFMTV et RMC mercredi matin. Retrouvez ici ses déclarations.

Marine Le Pen, présidente du Front national, était l'invitée de BFMTV et RMC mercredi matin. Retrouvez ici l'essentiel de son interview.

#Le débat: "je n'aurais pas versé de rançon"

Après la libération de Serge Lazarevic, dernier otage français retenu dans le monde, Marine Le Pen se dit "très heureuse de son retour". Mais pour elle, la stratégie du versement de rançons "mérite un débat devant la représentation nationale." "Si j'étais présidente, je ne verserais pas de rançons", dit-elle. "ça finance les ravisseurs et fait monter le prix des otages."

"Je ne crois pas que tous les moyens soient bons pour obtenir la libération des otages français", ajoute Marine Le Pen. "On aurait tort de se priver de débattre autour de cette stratégie", selon elle. Pour elle, les stratégies américaine ou russe, qui consistent à ne pas payer de rançon, sont "les meilleures", car "elles permettent de limiter l'attractivité des prises d'otage".

Plus tard dans la matinée, Marine Le Pen est revenue sur ses déclarations. Dans un tweet, elle a écrit qu'il s'agissait d'une "interprétation malveillante. Face au terrorisme, pas d'angélisme. 'Les moyens qu'on peut': les moyens de la loi, évidemment pas la torture".

#La déclaration: "la torture peut être utile"

Evoquant le rapport américain sur le recours de la CIA à la torture après le 11 septembre 2001, Marine Le Pen ironise sur les Etats-Unis: "Il faut que les Etats-Unis arrêtent de donner des leçons de morale au monde entier en matière de droits de l'Homme". Quant à l'utilisation de la torture, "il peut y avoir des cas, comme par exemple lorsqu'une bombe doit exploser et faire 200 victimes civiles, où il peut être utile de faire parler une personne avec les moyens qu'on peut", dit-elle.

#La défense: "je ne suis pas financée par un Etat étranger"

La question de l'emprunt accordé par une banque russe au Front national agace la présidente du parti. "On a voulu nous faire un faux procès dans cette affaire, alors que toutes les banques françaises ont refusé de nous prêter de l'argent (...) Nous nous sommes renseignés sur l'établissement, avec notre banque française. Moi, je suis financée par une banque privée, pas par un Etat étranger", lance-t-elle. "Nous avons fait un prêt, avec un taux extrêmement lourd de 6%, que nous allons rembourser. Et si une banque française demain veut prendre la place de la banque russe, j'accepte de le faire".

# L'attaque: "la loi Macron, ultralibérale"

Pour Marine Le Pen, la loi Macron, présentée mercredi en conseil des ministres, "c'est la mise en oeuvre des exigences ultralibérales de l'Union européenne. Passer de 7 à 12 dimanches, c'est un débat dérisoire. La réalité c'est que l'on met en place le modèle ultralibéral mis en oeuvre ailleurs, qui ne fonctionne pas, créé du déficit et de la dette. Je suis opposée à cela", affirme la présidente du FN. "Cette réforme va entraîner une désertification de nos campagnes, et elle n'aura aucune influence positive sur la croissance".

A. K.