BFMTV

Lors d'une perquisition, Marine Le Pen cache son téléphone dans son soutien-gorge

Marine Le Pen a défié les policiers de venir le récupérer.

Marine Le Pen a défié les policiers de venir le récupérer. - Dominique Faget - AFP

Au cours d'une perquisition, Marine Le Pen a trouvé une astuce pour que la police ne prenne pas son téléphone. Elle l'a caché dans son soutien-gorge.

Une scène que les policiers ne sont pas près d'oublier. Elle se déroule en février dernier, alors que le siège du parti d'extrême-droite est perquisitionné par les agents de l'office anti-corruption de la police judiciaire (Oclciff). 

Un endroit inaccessible

Le 17 février dernier, les policiers de l'Oclciff perquisitionnent les locaux du Front national, à Nanterre. Ils enquêtent sur les assistants parlementaires des députés européens du FN, soupçonnés d'avoir travaillé exclusivement pour le FN alors qu'ils sont payés par l'Union européenne. 

La présidente du parti assiste à la perquisition et filme même l'intervention des policiers avec son téléphone portable. Remarquant le manège de la candidate à l'élection présidentielle, l'un des agents la somme d'arrêter de filmer et de lui remettre le téléphone, comme le raconte L'Express. Marine Le Pen refuse et défie alors le policier de venir le chercher... dans son soutien-gorge, ou elle l'a caché. 

Un financement illégal pour le parti?

Si les policiers ont finalement fermé les yeux sur l'incident, l'affaire des attachés parlementaires du FN est loin d'être oubliée. Avant cette perquisition, la villa de Jean-Marie Le Pen à Saint-Cloud avait déjà été fouillée de fond en comble. 

Une vingtaine d'assistants parlementaires d'eurodéputés du Front national sont soupçonnés de n'avoir jamais travaillé auprès de ces élus sur le front européen mais exclusivement sur le territoire français, alors qu'ils sont rémunérés par l'Union européenne. Si les faits sont avérés, le parquet peut considérer qu’il s’agit d’un financement illégal de parti politique.

P.A.