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Coronavirus: Pour Marine Le Pen, il ne faut pas "déconfiner tout le monde d'un coup"

Invitée de BFMTV et RMC, la présidente du Rassemblement national a jugé par ailleurs que le déconfinement régional posait "un certain nombre de problèmes".

Le gouvernement a prévenu: le confinement va très probablement se prolonger jusqu'au mois de mai, si ce n'est au-delà. Pourtant, le sujet du déconfinement est déjà sur la table. Abordé une première fois par Édouard Philippe à l'Assemblée nationale mercredi, il fait désormais l'objet de réactions de l'ensemble des oppositions. 

Invitée de BFMTV et RMC ce vendredi, Marine Le Pen a versé son avis au débat. Comme le gouvernement, la présidente du Rassemblement national reconnaît qu'il ne serait "pas sage de déconfiner tout le monde, d'un coup, surtout compte tenu (...) du manque de masques, de protections". 

"Je pense que la première des choses, c'est peut-être d'envoyer des équipes (...) scientifiques, des équipes gouvernementales pour regarder dans des pays qui ont procédé (...) à des confinements puis à des déconfinements", a-t-elle ajouté. 

Tester "massivement"

Interrogé par les députés dans le cadre de la mission d'information parlementaire qui se penche sur l'état d'urgence sanitaire, le Premier ministre avait évoqué les différentes pistes envisagées par l'exécutif. Le scénario d'un déconfinement "en fonction des régions", voire "des classes d'âge" semblait être privilégié. 

"Il est probable que nous ne nous acheminions pas vers un déconfinement général, absolu et pour tout le monde à une date donnée", a plaidé Édouard Philippe, pointant du doigt "le risque d’un rebond de l’épidémie". 

D'après Marine Le Pen, le plus important est de procéder "massivement" à des tests de dépistage au sein de la population. Pour les soignants, mais aussi pour ceux qui continuent à se rendre à leur travail sur place. "S'ils sont touchés par le Covid-19, il faut les confiner", a-t-elle insisté.

La députée du Pas-de-Calais juge par ailleurs que le déconfinement régional, furtivement évoqué par le Premier ministre, "pose un certain nombre de problèmes".

"La crainte que j'ai, c'est qu'il y ait évidemment des gens qui soient tentés de partir dans les régions déconfinées, ce qui (...) rendrait tout ce que nous avons fait et tout les sacrifices que les Français ont fait en respectant ce confinement, vain", a développé la patronne du RN. 
Jules Pecnard