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Air Cocaïne: Chauprade reconnaît avoir exfiltré les pilotes

Aymeric Chauprade, député européen du FN, admet avoir participé à l'exfiltration des deux pilotes dans l'affaire "Air cocaïne".

Aymeric Chauprade, député européen du FN, admet avoir participé à l'exfiltration des deux pilotes dans l'affaire "Air cocaïne". - Pierre Andrieu - AFP

Dans une interview à Paris Match, le député européen du Front national reconnaît avoir été l'un des initiateurs de l'évasion de deux pilotes français, condamnés pour trafic de drogue en République dominicaine.

Peu à peu, on en sait plus sur l'opération d'exfiltration de Bruno Odos et Pascal Fauret, deux pilotes français condamnés en République dominicaine pour trafic de drogue. Le député européen Aymeric Chauprade, qui disait avoir participé "mentalement" à l'opération, a finalement reconnu avoir été à l'initiative de l'évasion. Dans une interview à Paris Match, il livre sa version de cette opération rocambolesque, baptisée "Dîner en ville".

"Le jour de leur condamnation, en août dernier, tous ceux qui se sont mobilisés pour eux ont compris qu'ils ne s'en sortiraient pas par un jugement en appel. J'ai évoqué l'idée de les exfiltrer lors d'une discussion avec des personnes du comité de soutien. Ils en ont parlé à Christophe Naudin, lequel est venu me voir. Il m'a dit que l'idée lui était venue à l'esprit à lui aussi. 'On va réfléchir à la manière de faire', m'a-t-il dit", relate Aymeric Chauprade à l'hebdomadaire.

Christophe Naudin, criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne, a revendiqué mercredi avoir organisé "la partie opérationnelle" de l'évasion, qui a coûté près de 100.000 euros financés par des "donateurs".

Chauprade dit avoir agi "gratuitement"

Selon Aymeric Chauprade, "deux équipes distinctes" ont été montées: l'une en République dominicaine pour l'exfiltration terre-Mer et l'autre pour le retour en métropole. "J'étais le chef de l'équipe 1 -dans l'ordre chronologique de réalisation- et Christophe celui de l'équipe 2". L'eurodéputé FN affirme avoir participé à l'opération pour tirer d'un mauvais pas des "compatriotes en danger", "de surcroît d'anciens soldats".

Ancien conseiller du président Leonel Fernandez, il affirme avoir agi "gratuitement", comme les hommes de son équipe et Christophe Naudin, et ne pas avoir rencontré les "donateurs". Sans aller jusqu'à dire que l'Etat approuve tacitement son action, Aymeric Chauprade estime qu'il "ne la critique pas en tout cas". Il réaffirme sa "conviction que l'Etat français n'est pas impliqué dans cette exfiltration".

A. K. avec AFP